La baleine franche de l’Atlantique Nord
La baleine franche de l’Atlantique Nord est un grand mammifère marin. Elle vit surtout près des côtes de l’est du Canada et des États-Unis. Son corps sombre porte parfois des taches blanches sur le ventre. Elle n’a pas de nageoire dorsale, ce qui aide les observateurs à la reconnaître. Comme les autres mammifères, elle respire de l’air. Elle monte donc à la surface pour souffler par ses évents situés au-dessus de sa tête après chaque plongée.
Cette baleine se nourrit de très petits animaux appelés krill et de minuscules crustacés. Elle ouvre sa grande bouche en avançant lentement dans l’eau. Des fanons, des plaques souples placées dans sa bouche, retiennent la nourriture et laissent sortir l’eau. Elle avale ensuite le krill accumulé. Pour trouver assez de nourriture, elle suit les endroits où les courants marins concentrent ces petits animaux. Ses déplacements dépendent donc beaucoup de la température et du mouvement de l’eau.
Les baleines franches se déplacent entre plusieurs régions pendant l’année. Elles passent une partie de l’été dans des eaux riches en nourriture. À l’automne, elles nagent vers des eaux plus chaudes, où les femelles donnent naissance à leur petit. Un baleineau boit le lait de sa mère et grandit près d’elle. Plus tard, la famille retourne vers les zones d’alimentation. Ces longs voyages demandent beaucoup d’énergie, mais ils permettent aux baleines de trouver ce dont elles ont besoin.
Cette espèce rencontre plusieurs dangers dans l’océan. Elle peut s’emmêler dans des cordages utilisés pour la pêche ou être frappée par un bateau. Le bruit des moteurs complique aussi ses déplacements et ses échanges. Une baleine blessée dépense beaucoup d’énergie pour se libérer ou pour éviter un navire. Comme elle a peu de petits au cours de sa vie, chaque perte est importante pour la population. Les scientifiques surveillent donc les baleines et leurs trajets.
Pour aider la baleine franche, des mesures protègent ses habitats. Dans certaines zones, les bateaux réduisent leur vitesse ou changent leur route. Des pêcheurs utilisent aussi des équipements qui diminuent le risque d’emmêlement. Des équipes observent la mer et partagent leurs informations avec les marins. Ces actions ne règlent pas encore les problèmes, mais elles donnent aux baleines de meilleures chances de vivre et de se reproduire. La protection dépend donc de la collaboration entre les scientifiques, les pêcheurs et les citoyens.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Dans quelles régions la baleine vit-elle surtout?
De quoi la baleine se nourrit-elle?
À quoi servent les fanons?
Pourquoi la baleine suit-elle les endroits où les courants concentrent de petits animaux?
Que peut-on déduire du retour des baleines vers les zones d’alimentation après la naissance du baleineau?
Pourquoi chaque perte est-elle importante pour la population?
Selon toi, pourquoi les citoyens devraient-ils participer à la protection de cette baleine? Appuie ta réponse sur le texte.
Si tu étais responsable d’un bateau, quel geste choisirais-tu pour réduire un danger présenté dans le texte?