Le kimono bleu de Hana
Le samedi matin, Hana ouvrit doucement la boîte en bois que sa grand-mère avait apportée. Dans le tissu blanc reposait un kimono bleu nuit, décoré de petites grues blanches. Hana devait le porter pour la fête culturelle de son école. Elle n’en avait jamais porté. « Est-ce que je vais réussir à marcher sans l’abîmer? » demanda-t-elle. Sa grand-mère sourit et posa la boîte sur le tatami, un revêtement de sol traditionnel japonais. « Nous allons prendre notre temps », dit-elle. La veille, Hana avait préparé quelques mots pour présenter ce vêtement devant ses camarades.
Grand-mère expliqua que le kimono est un vêtement japonais, mais qu’on ne le porte pas de la même façon pour toutes les occasions. Celui-ci avait été choisi pour une fête, et sa grand-mère l’avait gardé avec soin. Elle aida Hana à enfiler d’abord un sous-vêtement léger, puis le kimono. Elle ajusta le col en ramenant le côté gauche par-dessus le côté droit, comme on le fait pour habiller une personne vivante. Hana observa chaque geste dans le miroir. Le tissu glissait entre ses doigts, doux et frais à la fois. Hana se tenait droite.
Pour maintenir le vêtement, grand-mère enroula autour de la taille une large ceinture appelée obi. Elle la noua dans le dos, puis vérifia que le col restait bien en place. Hana bougea les bras et fit quelques pas. Le nœud lui semblait imposant, mais il ne l’empêchait pas de respirer. « Est-ce que tout le monde porte un kimono de cette façon? » demanda-t-elle. Grand-mère répondit que les modèles, les tissus et les manières de s’habiller varient selon les personnes et les occasions. Dans leur famille, on choisissait souvent des vêtements confortables pour les activités ordinaires.
À l’école, la salle était décorée de dessins et de photos apportés par les familles. Hana attendit près d’une table où reposaient des objets présentés par d’autres élèves. Quand son tour arriva, elle sentit ses joues chauffer. Elle craignait que sa voix tremble et que ses camarades ne comprennent pas les gestes précis de sa grand-mère. Pourtant, elle se rappela leur patience devant le miroir. Elle avança doucement, sans toucher les manches, puis salua la classe. Son amie Malik leva le pouce pour l’encourager. Hana prit une inspiration et commença à parler.
Elle raconta que le kimono bleu appartenait à sa grand-mère et que les grues blanches étaient brodées sur le tissu. Elle expliqua aussi le rôle de l’obi et montra comment le col se croisait. Une élève demanda si les familles japonaises portaient ce vêtement chaque jour. Hana répondit qu’on porte différents vêtements selon les personnes et les moments ; son exposé parlait surtout du choix de sa famille pour cette fête. En l’écoutant, ses camarades posèrent d’autres questions. Hana ne connaissait pas toutes les réponses, mais elle proposa de demander à sa grand-mère.
Après la présentation, Hana rejoignit sa grand-mère, qui l’attendait dans le corridor. « Tu as parlé avec calme », lui dit-elle. Hana regarda les grues sur ses manches. Elle n’avait pas seulement appris à enfiler un vêtement ; elle avait découvert une histoire que sa grand-mère pouvait lui raconter. Elle avait aussi compris qu’il était possible de présenter une tradition sans prétendre parler au nom de toutes les familles. Sur le chemin du retour, elle demanda si elles pourraient regarder ensemble les anciennes photos. La boîte en bois l’attendait à la maison, et Hana voulait en apprendre davantage avant la prochaine fête.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Pourquoi Hana doit-elle porter le kimono bleu?
Qui noue l’obi dans le dos de Hana?
Que répond Hana quand une élève lui demande si les familles japonaises portent le kimono chaque jour?
Pourquoi Hana craint-elle de commencer sa présentation?
Pourquoi Hana demande-t-elle à regarder les anciennes photos avec sa grand-mère?
Quel moment du récit te touche ou t’intéresse le plus? Explique ta réaction en citant un détail du texte.
Quel passage te semble le plus réussi pour aider le lecteur à imaginer comment Hana porte le kimono? Justifie ton choix.