Carlos le carlin au marché
Dans l’album jeunesse Carlos le carlin, Carlos habite avec Mia, une enfant qui adore le faire rire. Chaque matin, le petit chien avance dans la maison avec ses pattes courtes et son museau plissé. Il porte un foulard bleu, même quand le soleil brille. Carlos aime surtout observer la rue depuis la fenêtre. Il rêve de sortir seul, mais Mia lui répète que le quartier est rempli de bruits et de surprises. Carlos écoute, mais son cœur curieux bat déjà très vite à l’idée de découvrir le monde qui commence juste derrière la porte.
Un samedi matin, Mia prépare un panier pour le marché du quartier. Carlos aperçoit une laisse rouge posée sur une chaise et comprend qu’une promenade se prépare. Mia ouvre la porte, mais un ballon roule dans l’entrée. Carlos bondit pour le suivre. Il traverse le trottoir, puis s’arrête devant une flaque brillante. Son reflet lui semble porter un énorme nez. Au même moment, un klaxon retentit. Carlos recule, renverse le panier et fait tomber trois pommes. Mia le rejoint, rassurée de le retrouver. « Tu veux explorer, je le vois, mais doucement! » lui dit-elle.
Carlos comprend ensuite que l’aventure ne consiste pas à courir n’importe où. Mia replace les pommes et attache la laisse rouge au collier du chien. Ensemble, ils avancent jusqu’au marché. Carlos découvre des odeurs de pain chaud, de fleurs et de terre mouillée. Il veut saluer chaque passant, pourtant Mia lui apprend à attendre près d’elle. Quand une poussette passe, Carlos reste immobile. Quand un enfant lui tend la main, il s’approche sans sauter. Peu à peu, ses pas deviennent plus calmes. Même son foulard bleu paraît moins serré autour de son cou.
Près du stand de légumes, Carlos entend un petit gémissement. Derrière une caisse, un chaton gris tremble sous une couverture. Il s’est échappé d’un sac ouvert et cherche sa famille. Carlos tire doucement sur sa laisse, mais Mia lui demande d’abord de rester tranquille. Le chien renifle l’air, puis regarde les allées du marché. Il reconnaît l’odeur du sac près d’une boulangerie. Mia suit Carlos jusqu’aux étagères. Une dame appelle son chaton avec une voix inquiète. Lorsque le petit animal entend cette voix, il sort de sa cachette. Carlos remue la queue.
La dame serre le chaton contre elle et remercie Mia. Carlos reçoit une caresse, puis une minuscule miette de pain offerte par le boulanger. Il la mange lentement, comme s’il voulait garder le goût de cette matinée. Sur le chemin du retour, il observe les vélos, les feuilles et les vitrines sans tirer sur sa laisse. À la maison, Mia accroche le foulard bleu près de la porte. Carlos s’allonge, fatigué mais heureux. Il pense au ballon, à la flaque et au chaton retrouvé. Pour la première fois, son rêve de sortie ressemble à une aventure partagée.
Le lendemain, Carlos se réveille avant Mia. Il apporte la laisse rouge près du lit, puis attend sans aboyer. Mia comprend son message et sourit. Cette fois, elle choisit un chemin plus tranquille qui mène au petit parc. Carlos avance fièrement, mais il s’arrête encore quand un bruit lui fait peur. Il regarde Mia; elle ne le pousse pas et lui laisse le temps de respirer. Alors Carlos reprend sa marche. Au parc, il découvre que le courage n’est pas l’absence de peur. C’est la décision de continuer, avec quelqu’un qui nous accompagne. Carlos lève son museau.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Où Carlos aime-t-il surtout observer la rue?
Pourquoi Mia rejoint-elle Carlos après le klaxon?
Comment Mia et Carlos retrouvent-ils le chaton?
Pourquoi Carlos reste-t-il immobile quand une poussette passe?
Que montre le geste de Carlos quand il apporte la laisse près du lit de Mia le lendemain?
Quel sentiment le texte fait-il naître chez toi quand Carlos aide le chaton? Explique ta réponse et dis ce que tu aurais fait à sa place.
Quel passage du récit trouves-tu le plus réussi? Justifie ton choix avec un détail du texte.