Septembre au fil des sentiers
Lis attentivement et réponds aux questions.
Au début de septembre, je marche avec ma classe près de la rivière Saint-Charles, à Québec. L’air est frais, mais le soleil réchauffe encore les sentiers. Les feuilles des bouleaux commencent à jaunir et les asters violets fleurissent dans l’herbe. Notre enseignante nous demande d’observer les signes de l’automne sans arracher les plantes. Je glisse mon carnet dans ma poche et je pars avec Malik, mon partenaire d’observation. Nous partageons une petite loupe et un crayon.
Près d’un grand érable, Malik aperçoit plusieurs samares au sol. Je les compte, puis je remarque une petite cabane de bois fixée à un poteau. Une affiche explique que des bénévoles nourrissent parfois les oiseaux, mais qu’il ne faut pas les approcher. Soudain, un geai bleu descend sur la clôture. Ses plumes brillent. Nous restons silencieux pour ne pas l’effrayer. Je dessine rapidement son bec et sa longue queue dans mon carnet, juste devant nous.
Après la récréation, nous suivons un sentier jusqu’à une petite mare. Une grenouille verte saute entre les quenouilles, puis disparaît sous l’eau. Je voudrais la revoir, alors je m’accroupis près de la rive. Malik me rappelle de garder mes distances, car la boue peut être glissante. Nous observons plutôt les cercles qui s’élargissent à la surface. Dans mon carnet, j’écris que la mare semble calme, même si elle cache sûrement beaucoup de vie sous ses reflets.
Le lendemain, une pluie fine tombe sur le quartier. Je crois que notre sortie sera annulée, mais l’enseignante propose une promenade courte, avec nos imperméables. Au parc, nous découvrons des traces de bottes et de petites pattes dans la terre humide. Personne ne sait quel animal est passé là. Malik compare les marques avec les images de son guide. Moi, je photographie les traces avec la tablette de la classe, sans toucher au sol, ni les effacer.
Vendredi, nous présentons nos découvertes à la classe. Je montre le geai bleu, la mare et les traces, tandis que Malik explique pourquoi il faut respecter les animaux et les plantes. Nous comprenons que septembre n’est pas seulement le mois de la rentrée : c’est aussi un moment de changements discrets. Avant de partir, je relis mes notes. Dans la cour, les feuilles bougent doucement, et je me demande quelles surprises octobre nous réservera, peut-être cette année.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Où se déroule la première observation de la classe?
Quel oiseau descend sur la clôture?
Qu’est-ce que je dessine dans mon carnet?
Que montre la décision de photographier les traces sans toucher au sol?
Que peut-on déduire de l’expression « des changements discrets »?
Pourquoi la promenade peut-elle avoir lieu malgré la pluie?
Quelle action montre le mieux le respect de la nature?
À ton avis, pourquoi le récit se termine-t-il par une question sur octobre?