La cloche en liberté
Le vendredi matin, à l’école du Cap-aux-Diamants, à Québec, Mia arrive avec une mission importante : apporter la vieille cloche de sa grand-mère pour la fête de la francophonie. La cloche doit annoncer le début du spectacle, juste après la chanson sur le fleuve Saint-Laurent. Mia la transporte dans un sac de hockey, entre une tuque et deux chaussettes propres. Elle marche fièrement, mais le sac sonne à chaque pas. Dans l’autobus, un passager croit qu’un petit cheval se promène parmi les élèves. Mia ne corrige pas cette idée, car elle trouve le cheval très bien élevé.
À l’école, son ami Malik l’attend près du gymnase. Il veut vérifier la cloche, mais Mia pose le sac sur un banc et oublie de le fermer. Tout à coup, le concierge pousse le banc avec son chariot. La cloche roule sur le plancher, traverse le corridor et disparaît derrière une grande affiche du Carnaval de Québec. Malik accuse doucement le chariot, qui ne peut évidemment pas se défendre. Mia, elle, accuse son sac de hockey. La directrice arrive avec son café et demande pourquoi une cloche fait une promenade sans permission.
Mia explique la situation. La directrice soupire, puis sourit : « Une cloche en liberté, voilà une première pour notre école! » Les élèves se mettent à chercher. Malik inspecte les casiers, Mia regarde sous les bancs et la directrice suit une piste de petits coups métalliques. Le son s’arrête près de l’affiche. Mia soulève un coin du papier et découvre la cloche coincée dans un panier de costumes. Elle la récupère, mais une fausse moustache reste collée à son chandail. Malik lui affirme qu’elle ressemble maintenant à un maire miniature très officiel, avec beaucoup de responsabilités.
Au lieu de retirer la moustache, Mia décide de la garder pour le spectacle. Elle annonce la fête avec sa cloche, puis présente la chanson du fleuve en prenant une voix grave. Les parents rient, les élèves applaudissent et même le concierge lève son chariot comme un trophée. Quand vient le moment de sonner trois fois, Mia frappe la cloche si fort qu’un pigeon installé sur le toit s’envole. Dans la salle, quelqu’un croit entendre un tambour. Mia s’incline, très sérieuse, comme si elle avait préparé ce numéro depuis plusieurs mois déjà.
Après le spectacle, la directrice remet à Mia un certificat : « Prix de la cloche la mieux cachée dans un panier de costumes. » Mia remercie le panier, le chariot et son sac de hockey, chacun à sa manière. Malik suggère d’ajouter une moustache au costume officiel de l’école. La directrice accepte, à condition que la moustache reste fausse et que personne ne la colle sur le visage du concierge. Tout le monde approuve cette règle. Dans le corridor, Mia range enfin la cloche dans une boîte fermée, loin des bancs et des idées trop bruyantes.
Le lundi suivant, Mia raconte l’aventure à sa grand-mère. Celle-ci rit tellement qu’elle échappe presque son thé à l’érable. Elle conseille à Mia de vérifier le sac avant chaque déplacement, même quand le sac semble parfaitement tranquille. Mia promet de suivre ce conseil. Pourtant, au moment de partir pour l’autobus, un tintement retentit dans la classe. Les élèves se regardent. Malik ouvre son sac et découvre une petite cuillère, trois jetons et un biscuit écrasé. Mia soupire de soulagement : cette fois, la cloche est bien dans sa boîte. Le biscuit, lui, réclame probablement un certificat.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Pourquoi Mia apporte-t-elle la vieille cloche à l’école?
Où Mia retrouve-t-elle la cloche?
Que fait Mia de la fausse moustache?
Pourquoi Mia garde-t-elle la fausse moustache pendant le spectacle?
Que montre la réaction de la directrice devant la cloche qui roule? Appuie-toi sur deux indices du texte.
Quel sentiment l’histoire fait-elle naître chez toi? Explique-le et dis ce que tu ferais si un objet roulait dans ton école.
Quel passage trouves-tu le plus réussi ou le plus drôle? Justifie ton choix.