Compréhension de lecture

La maison aux fenêtres étroites

  • Français
  • 4e année
  • 1 section
  • Nouveau programme de français 2026

Première page en lecture libre. L'abonnement ouvre la suite, l'impression et le téléchargement.

Français — 4e année · Compréhension de lecture

La maison aux fenêtres étroites

Nom
Date
Le texte
Illustration du texte « La maison aux fenêtres étroites »

Le dernier vendredi d’octobre, la pluie frappait les fenêtres de l’école quand Malik sortit avec sa cousine Inès. Ils devaient rejoindre leur grand-mère avant la tombée du soir, car elle préparait une fête d’Halloween. Dans son sac, Malik avait rangé une lanterne orange et trois petits pots de confiture. Inès portait un sac de friandises qu’elle avait décoré de lunes en papier. Leur voisin, M. Leduc, les attendait à l’angle de la rue. Il leur avait confié une clé rouillée et conseillé de rester ensemble jusqu’à la maison. Malik promit de faire attention.

Au bout de la rue se dressait la maison de leur grand-mère, que Malik n’avait pas visitée depuis longtemps. Inès leva les yeux vers la lune, tandis que Malik posa sa lanterne près d’une citrouille. Elle paraissait plus sombre que les autres maisons, avec ses fenêtres étroites et son toit pointu. Les cousins avancèrent sur les marches. Un bruit sourd retentit derrière la porte.

Dans l’entrée, ils découvrirent un grand panier renversé, des feuilles sèches et une longue écharpe verte. Le chat de leur grand-mère, Pistache, fila sous le banc. Inès crut entendre un rire à l’étage, mais Malik vit seulement un courant d’air faire bouger les rideaux. Une petite boîte était tombée près de l’escalier. Il la ramassa : elle contenait des biscuits en forme de fantôme. « Grand-maman prépare sûrement sa fête », murmura-t-il. Pourtant, personne ne répondit à son appel. Sur le mur, des ombres dansaient à cause des branches qui frottaient la vitre. L’odeur de cannelle remplissait la pièce, mais la cheminée était froide.

Un craquement monta du grenier. Malik pensa à un intrus, mais il aperçut alors une ombre qui avançait sur le mur. Inès serra son sac contre elle et proposa d’appeler leur grand-mère. Avant qu’elle puisse bouger, une voix connue lança : « Qui a laissé la porte ouverte? » Leur grand-mère apparut au haut de l’escalier, tenant un chandelier électrique. Elle avait les cheveux couverts de farine et un tablier taché de chocolat. Les cousins éclatèrent de rire : les biscuits, la boîte et les bruits avaient tous une explication.

Grand-maman leur expliqua qu’elle était descendue chercher un plateau, puis qu’elle avait oublié la porte entrouverte. Le courant d’air avait renversé le panier et déplacé les rideaux; Pistache, lui, avait fait tomber la boîte en poursuivant une feuille. La grand-mère avait aussi préparé des biscuits et décoré la maison pendant la journée. Elle leur montra les guirlandes de papier cachées derrière le canapé. Malik sentit ses épaules se détendre. Inès sourit en voyant que la maison n’abritait aucun monstre, seulement une fête prête à commencer.

Ils aidèrent leur grand-mère à allumer les petites lanternes et à placer les biscuits sur la table. Bientôt, des enfants costumés frappèrent à la porte. Inès leur tendit des friandises, tandis que Malik racontait les bruits mystérieux de leur arrivée. Les visiteurs riaient et inventaient d’autres explications : un fantôme gourmand, une sorcière enrhumée ou un dragon endormi. M. Leduc passa à son tour, déguisé en épouvantail, et reçut un biscuit. Dehors, la pluie avait cessé. Les cousins regardèrent les citrouilles briller dans la rue et décidèrent que cette soirée serait leur Halloween préféré.

Lis le texte, puis réponds aux questions.

FrançaisCréé par Julie avec Coprof.ca · 20 octobre 2026 · v0.2 · 3adf654