Les arbres des forêts québécoises
Au Québec, les forêts couvrent une grande partie du territoire, de la vallée du Saint-Laurent jusqu’aux régions nordiques. On y trouve plusieurs arbres très répandus, comme l’épinette noire, le sapin baumier, le bouleau, le peuplier et l’érable à sucre. Leur présence change selon le climat, le sol et la latitude. Dans le sud, les forêts mélangées réunissent des feuillus et des conifères. Plus au nord, les conifères supportent mieux les hivers longs et les étés courts.
L’épinette noire est particulièrement commune dans les forêts boréales, qui s’étendent autour de la baie James et jusqu’au Nunavik. Elle est mince et peut pousser dans un sol pauvre ou humide. Ses petites aiguilles restent vertes toute l’année. Le sapin baumier est aussi un conifère important. On le reconnaît à ses aiguilles plates et à ses cônes dressés. Il pousse dans plusieurs régions, notamment près des Laurentides et de la Gaspésie, et du Bas-Saint-Laurent au Québec.
Parmi les feuillus, le bouleau à papier et le peuplier faux-tremble sont très présents. Le bouleau possède une écorce blanche qui se détache en fines bandes. Le peuplier pousse rapidement après un feu de forêt ou une coupe, lorsque la lumière revient au sol. Ces arbres perdent leurs feuilles à l’automne. Leurs feuilles mortes enrichissent la terre et offrent un abri à de petits animaux pendant la saison froide, dans le sous-bois québécois et sous la neige.
L’érable à sucre est surtout répandu dans le sud du Québec, où les hivers sont moins rigoureux. Il préfère les sols riches et bien drainés. Au printemps, les personnes acéricoles recueillent sa sève pour fabriquer le sirop d’érable, une tradition importante d’ici. En automne, ses feuilles deviennent jaunes, orange ou rouges. D’autres érables et des feuillus, comme le hêtre à grandes feuilles, l’accompagnent dans les forêts près de Montréal, de Québec et de Sherbrooke, et ailleurs.
Chaque arbre joue un rôle dans son milieu. Ses racines retiennent le sol, son feuillage donne de l’ombre et ses fleurs ou ses graines nourrissent des animaux. Les arbres créent aussi des abris pour les oiseaux, les insectes et les mammifères. En observant l’écorce, les feuilles, les aiguilles et les cônes, on peut souvent reconnaître une espèce. Ainsi, une promenade dans un parc, une érablière ou une forêt permet de découvrir la diversité des arbres québécois.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Quels sont les deux conifères nommés dans le texte?
Dans quelle partie du Québec l’érable à sucre est-il surtout répandu et que fabrique-t-on avec sa sève?
Lors d’une randonnée au Nunavik, observerait-on probablement davantage de conifères que d’érables à sucre? Explique ta réponse.