La porte bleue
À la fin de l’après-midi, Nora et son cousin Malik suivent leur tante jusqu’à une vieille maison au bout de la rue des Peupliers. La tante doit y récupérer une boîte de photographies avant la tombée de la nuit. Les fenêtres sont couvertes de poussière et la porte grince sans que personne la touche. Nora trouve l’entrée effrayante, mais Malik sourit pour cacher son inquiétude. La tante leur demande de rester près d’elle. Pourtant, lorsqu’un bruit sourd résonne à l’étage, les deux enfants échangent un regard et montent lentement l’escalier.
À l’étage, un long corridor mène à trois portes. La première s’ouvre sur une chambre vide, où un rideau bouge malgré les fenêtres fermées. La deuxième cache un bureau couvert de papiers jaunis. Sur le mur, une horloge arrêtée indique six heures dix. Malik approche son oreille d’une petite porte bleue, puis recule aussitôt : quelqu’un frappe de l’autre côté. Nora compte trois coups, puis deux autres, toujours au même rythme. La tante arrive avec une lampe et affirme que cette pièce n’existait pas dans les plans originaux de la maison.
Les frappements cessent, mais une lumière apparaît sous la porte. La tante cherche une clé dans sa poche et en sort une petite médaille ronde, gravée d’un oiseau. Elle ne reconnaît pas cet objet. Quand elle l’approche de la serrure, la porte s’entrouvre toute seule. À l’intérieur, les murs sont tapissés de dessins représentant la maison sous la pluie. Dans chaque dessin, une silhouette se tient à la fenêtre du grenier. Le dernier croquis est encore humide. Nora remarque alors une date écrite au crayon : 14 octobre 1987, le jour où la maison est abandonnée.
Un souffle froid traverse la pièce et fait tourner les dessins sur le mur. L’un d’eux tombe aux pieds de Malik. Au dos, une phrase apparaît : « Ne laissez pas la lumière s’éteindre. » La lampe de la tante clignote aussitôt. Elle propose de redescendre, mais l’escalier n’est plus à sa place. À l’endroit du corridor, ils voient maintenant un mur couvert de lierre. Malik se souvient d’une fenêtre dans le grenier, dessinée sur chaque feuille. Les trois visiteurs avancent donc vers une échelle étroite dissimulée derrière une armoire. Chaque marche gémit sous leurs pas.
Dans le grenier, une grande fenêtre donne sur la rue, mais ses volets restent fermés. La médaille de la tante devient chaude dans sa main. Elle la pose sur le rebord, et les volets s’ouvrent avec un claquement. La lumière du soir éclaire un coffre poussiéreux. À l’intérieur, ils découvrent les photographies recherchées ainsi qu’un carnet. La première page raconte qu’une jeune fille nommée Élise vivait ici en 1987. Elle dessinait la maison chaque jour, puis disparaissait pendant plusieurs heures. Sur la dernière page, une note annonce : « Quand l’oiseau reviendra, la maison montrera son secret. »
Au même instant, un dessin glisse du coffre et tombe sur le plancher. Il montre Élise devant la porte bleue, avec la médaille autour du cou. Dans le coin, Nora distingue une date récente : 18 octobre 2025. La tante compare cette date avec celle du calendrier accroché près de la fenêtre. C’est aujourd’hui. Tout à coup, trois coups résonnent derrière eux. La porte bleue apparaît au fond du grenier, là où il n’y avait qu’un mur. Malik prend le carnet, Nora saisit les photographies et la tante éteint sa lampe. Lorsque la porte s’ouvre, une voix murmure leur nom.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Dans quel endroit Nora et Malik entrent-ils avec leur tante?
Pourquoi la tante veut-elle entrer dans la maison?
Quelle heure l’horloge arrêtée indique-t-elle?
Combien de coups Nora entend-elle derrière la porte bleue?
Quel objet la tante trouve-t-elle dans sa poche?
Qu’est-ce qui remplace le corridor lorsque les visiteurs veulent redescendre?
Que découvrent les personnages dans le coffre poussiéreux?
Qui vivait dans la maison en 1987?
Quelle date récente Nora distingue-t-elle sur le dessin?
Quel passage du récit te semble le plus inquiétant? Explique ta réaction en citant un détail du texte.
Vrai ou faux : les détails du récit
Nora et Malik suivent leur tante jusqu’à une vieille maison au bout de la rue des Peupliers.
La tante veut récupérer une boîte de photographies avant la tombée de la nuit.
Malik avoue ouvertement qu’il est inquiet en entrant dans la maison.
Les événements de l’histoire
Associe les éléments du récit
Élément
Description