La traversée de Nora en Islande
Au début de juin, l’exploratrice Nora quitte la ville de Reykjavík, en Islande. Elle veut traverser le pays à pied, de l’océan Atlantique jusqu’à la côte nord. Dans son sac, elle range une tente légère, une carte, une boussole, des vêtements chauds et un carnet. Son frère Sami l’accompagne pendant les premiers kilomètres. Avant de partir, Nora explique son projet aux habitants : elle souhaite mieux connaître les paysages et raconter son voyage aux enfants de son école. Le vent souffle fort, mais son visage reste calme et déterminé malgré les nuages gris du matin.
Le premier jour, le sentier traverse une plaine noire couverte de lave ancienne. Les pierres roulent sous les bottes de Nora, et la marche avance lentement. Sami observe les collines, tandis que Nora suit les petites balises rouges plantées par des randonneurs. À midi, ils s’arrêtent près d’une source chaude. La vapeur brouille la vue, mais l’eau leur permet de remplir leurs gourdes. Nora note les couleurs du sol dans son carnet. Le soir, ils installent la tente derrière un rocher, à l’abri des rafales. Le froid les oblige à dormir avec leurs manteaux.
Le lendemain, une pluie fine commence avant le lever du soleil. Le chemin disparaît entre des champs de mousse et des ruisseaux rapides. Nora consulte sa carte, puis choisit un détour pour éviter un pont endommagé. Cette décision ajoute plusieurs heures de marche. Sami se plaint, car ses pieds sont mouillés et lourds. Nora lui propose une pause et partage avec lui une barre de céréales. Elle lui rappelle que la sécurité passe avant la vitesse. Quand le ciel s’éclaircit, ils aperçoivent un renard arctique. L’animal les regarde un instant, puis disparaît silencieusement derrière une butte.
Après une semaine, Nora atteint le centre de l’Islande. Les pentes deviennent blanches, et un glacier bloque l’horizon. Pour avancer, elle vérifie la solidité de ses pas et attache une corde entre elle et Sami. Ils progressent près d’un guide nommé Einar, rencontré au refuge. Einar leur montre une crevasse cachée sous la neige. Nora comprend que le courage ne consiste pas à foncer sans réfléchir. Elle prend des notes sur cette leçon. Au sommet d’un col, les voyageurs voient des vallées bleues et des volcans lointains. Le paysage leur redonne de l’énergie.
Les derniers jours sont les plus difficiles. Une tempête de neige force le groupe à rester deux nuits dans un abri de pierre. Nora s’inquiète pour la nourriture, car il ne reste que quelques repas. Pour économiser leurs provisions, les voyageurs font fondre de la neige et mangent de petites portions. Ils se racontent des histoires afin de garder espoir. Lorsque le vent se calme, Nora découvre que son carnet est humide, mais les mots sont lisibles. Elle le glisse sous sa veste. Puis le groupe reprend la route, guidé par le bruit des vagues.
Au douzième jour, Nora voit la côte nord. Elle avance jusqu’à une plage de galets et plonge ses bottes dans l’eau. Depuis le départ, elle a marché près de trois cents kilomètres, mais elle pense aux personnes et aux paysages rencontrés. Sami serre sa sœur dans ses bras tandis qu’Einar les félicite. Le soir, Nora écrit la page finale de son carnet. Elle ne raconte pas seulement une longue marche. Elle raconte comment la patience, l’entraide et l’attention transforment une aventure difficile en découverte. De retour à l’école, elle partagera son récit avec sa classe.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
De quel endroit Nora part-elle pour commencer sa traversée?
Quels sont les deux objets que Nora utilise pour s’orienter?
Qu’est-ce qui oblige le groupe à rester deux nuits dans un abri?
Que révèle le choix du détour sur la façon d’agir de Nora?
Dans le deuxième paragraphe, que signifie le mot « balises »?
Quel est le message principal du récit?
Quel jugement sur Nora est le mieux appuyé par le récit?
En trois ou quatre phrases, résume le voyage et indique la leçon que tu retiens.