Compréhension de lecture

Un abri pour la nuit

  • Français
  • 4e année
  • 1 section
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Français — 4e année · Compréhension de lecture

Un abri pour la nuit

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Illustration du texte « Un abri pour la nuit »

Le samedi matin, Maïa arriva tôt à la petite serre de l’école. Depuis la veille, un vent fort avait secoué le quartier. Des branches couvraient le sentier et la porte de la serre grinçait. Maïa venait aider son grand-père, M. Lavoie, à préparer les plants pour la fête du printemps. Dans un coin, les pots attendaient près d’un sac de terre. « Il faut d’abord vérifier si tout est en ordre », dit son grand-père en retirant ses gants. Maïa hocha la tête, mais elle entendit un petit bruit derrière les étagères.

Tout d’abord, elle posa son panier et s’approcha des étagères. Le bruit recommença : un froissement suivi d’un faible miaulement. Maïa se pencha et aperçut une chatte grise, trempée, qui protégeait deux petits chatons. Ils étaient cachés dans une caisse en carton, derrière les pots. La jeune fille appela son grand-père sans faire un geste brusque. M. Lavoie apporta une vieille couverture et la déposa au sol. La chatte recula d’abord, puis elle renifla le tissu. Maïa comprit qu’elle avait besoin d’un endroit sec et tranquille. La pluie frappait encore doucement le toit de plastique.

Ensuite, M. Lavoie téléphona au refuge animalier du village. Une bénévole nommée Nora répondit et lui expliqua qu’une chatte avec ses petits devait rester avec eux jusqu’à ce qu’ils soient assez forts. Elle demanda si la famille pouvait les garder au chaud. Le grand-père regarda les plants alignés près de la fenêtre. Il craignait que la serre soit trop fraîche pendant la nuit. Maïa proposa de déplacer la caisse dans l’entrée de la maison, loin du chien de la famille. Nora accepta, à condition de ne pas toucher aux chatons.

Avant de partir, Maïa et son grand-père préparèrent une caisse plus solide. Ils y placèrent une serviette propre et un bol d’eau pour la chatte. Tout à coup, un des chatons glissa contre le bord et poussa un cri aigu. Maïa s’immobilisa; elle avait peur de l’effrayer. La chatte huma la serviette, puis s’y installa avec ses petits. « Nous avons trouvé un abri pour ce soir », murmura M. Lavoie. Ensemble, ils transportèrent la caisse jusqu’à la voiture, en marchant lentement sur le sentier couvert de branches. Le vent avait enfin cessé.

À la maison, Maïa installa la caisse dans la buanderie, où il faisait doux. Le chien resta derrière une barrière, curieux mais calme. Maïa posa une petite lampe près de la porte et s’assit à distance. La chatte but un peu d’eau, puis se coucha, la tête tournée vers ses petits. Maïa comprit qu’ils étaient enfin au chaud, mais qu’ils auraient encore besoin de soins. Pendant la nuit, elle se réveilla deux fois pour écouter leurs petits bruits. Chaque fois, tout semblait tranquille. Au matin, elle courut prévenir son grand-père avant de partir à l’école.

Finalement, Nora revint le lendemain avec une cage de transport. Elle examina la chatte et ses petits, puis rassura Maïa : ils se portaient bien. La bénévole expliqua qu’elle les garderait au refuge jusqu’à leur adoption. Maïa caressa doucement le dos de la mère, qui ronronna. Avant de retourner à la serre, la fillette regarda la caisse vide et sourit. Elle avait manqué une partie de la préparation de la fête, mais les plants étaient prêts. Sur le chemin, elle raconta à son grand-père qu’aider, parfois, c’est d’abord savoir attendre.

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FrançaisCréé par Émilie avec Coprof.ca · 12 octobre 2026 · v0.2 · b22376f