Une première journée à la cabane à sucre
Lis, comprends et justifie tes réponses.
Au début d’avril, Léa se réveilla avant le soleil. Ce matin-là, elle allait vivre sa première journée à la cabane à sucre de son oncle Marc, près de Saint-Antoine-de-Montcalm. Avec ses parents et son petit frère Félix, elle quitta Montréal pour les Laurentides. Dans la voiture, une odeur de crêpes imaginées lui donnait faim. Léa observait les érables encore sans feuilles, dont les troncs portaient des chaudières brillantes, accrochées avec soin à de petits chalumeaux bleus.
À leur arrivée, la vapeur sortait du toit rouge de la cabane. On entendait le tic-tac de la sève qui coulait dans les longs tuyaux bleus. L’oncle Marc expliqua que l’eau d’érable serait filtrée puis chauffée pour devenir du sirop. Il tendit à Léa un petit seau propre et lui montra comment recueillir la sève près d’un érable. Elle avançait lentement, attentive à ne rien renverser sur la neige fondante, sans faire de bruit autour d’elle.
Dans la cuisine, tante Julie remuait une grande casserole de fèves au lard. Elle servit aussi des œufs, du jambon et du pain frais. Léa goûta une cuillerée de soupe aux pois, puis suivit son père jusqu’à la poêle où cuisait une crêpe dorée. Dehors, des enfants jouaient près d’un tas de neige. Une musicienne faisait danser un reel québécois sur son violon, et Félix frappait doucement des mains au rythme joyeux de la musique vive.
Après le repas, l’oncle Marc invita la famille à marcher dans l’érablière. Il leur montra les traces d’un lièvre dans la boue et un geai bleu posé sur une branche. Léa remarqua que certains arbres avaient de petits chalumeaux, tandis que d’autres n’en avaient pas encore. Elle demanda si tous les érables donnaient la même quantité de sève. Marc répondit que cela dépendait de la température et de la santé de l’arbre pendant cette courte saison.
Avant de repartir, tante Julie conduisit Léa derrière la cabane. Elle versa du sirop chaud sur la neige blanche, puis l’enroula autour d’un bâton. La petite friandise devint une tire brillante et collante. Léa la partagea aussitôt avec Félix, qui avait oublié ses mitaines dans la voiture. En regardant les érables et la fumée monter vers le ciel rose, Léa se sentit fière. Elle promit de revenir l’an prochain, mieux préparée pour explorer tout le sentier ensemble.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Dans quelle région se trouve la cabane à sucre de l’oncle Marc?
Quel instrument la musicienne jouait-elle?
Qu’expliqua l’oncle Marc au sujet de l’eau d’érable?
Quelles traces et quel oiseau Léa a-t-elle observés dans l’érablière?
Pourquoi certains érables n’avaient-ils pas encore de chalumeaux?
Que peut-on déduire du geste de Léa quand elle partage sa tire avec Félix?
Pourquoi Léa se sent-elle fière à la fin de la journée?
Léa devrait-elle revenir à la cabane à sucre l’année suivante? Justifie ton opinion à l’aide d’un élément du récit.