Compréhension de lecture

Le castor, un bâtisseur des milieux humides

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Français — 4e année · Compréhension de lecture

Le castor, un bâtisseur des milieux humides

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Un corps adapté à l’eau

Le castor du Canada est un grand rongeur qui vit près des rivières, des lacs et des étangs. Son corps mesure souvent près d’un mètre, sans compter sa queue. Son pelage brun, épais et huileux le protège du froid et de l’eau. Sous ses poils, une couche de duvet garde sa chaleur. Ses pattes arrière sont palmées, comme celles d’un nageur, tandis que ses pattes avant servent à saisir des branches. Ses incisives orange, longues et solides, poussent toute sa vie et lui permettent de ronger le bois et le rendent reconnaissable.

Sa queue large et aplatie l’aide à changer de direction dans l’eau. Elle peut aussi servir d’appui lorsqu’il s’assoit sur la berge. Quand le castor frappe la surface avec sa queue, le bruit avertit les autres castors d’un danger. Ses oreilles et ses narines se ferment lorsqu’il plonge, mais il peut rester sous l’eau plusieurs minutes. Grâce à ses pattes palmées, il avance facilement. Sur la terre, en revanche, son corps paraît moins agile : il marche lentement et transporte parfois une branche en la traînant jusqu’à son abri ou vers la rive.

Une vie bien organisée

Pour décrire le castor, on observe ses caractéristiques physiques et psychologiques. Il est souvent actif au crépuscule et pendant la nuit, quand les lieux sont plus tranquilles. Cet animal semble prudent : il écoute les sons et plonge rapidement s’il remarque un danger. Il est aussi habile et persévérant. Avec ses dents et ses pattes, il coupe des branches, puis les déplace jusqu’à l’eau. Ces comportements l’aident à construire et à entretenir son habitat. Le castor vit en famille, généralement avec ses petits et les jeunes de l’année précédente dans le même abri.

Les castors construisent des barrages avec des branches, des pierres, de la boue et des plantes. Le barrage ralentit l’eau et forme un étang assez profond. Dans cet étang, ils bâtissent une hutte, appelée aussi un gîte. Elle ressemble à un amas de branches couvert de boue. Une entrée se trouve sous l’eau, ce qui rend l’accès plus sûr. À l’intérieur, une plateforme sèche sert de lieu de repos. La famille y entre après avoir nagé sous la surface. La boue durcit en séchant et protège l’abri de la pluie et du vent.

Un milieu en changement

Le castor choisit souvent un endroit où poussent des arbres et des arbustes près de l’eau. Il coupe surtout de jeunes arbres, comme le peuplier et le saule, pour manger l’écorce et les feuilles, ou pour construire. En faisant monter l’eau, son barrage peut inonder une partie de la forêt. Ce changement crée aussi des milieux humides où vivent des grenouilles, des oiseaux et des insectes. Le travail du castor transforme donc le paysage et offre un habitat à plusieurs espèces. Les plantes aquatiques y trouvent également leur place, dans ce milieu riche.

À l’automne, la famille rassemble des branches et les garde sous l’eau près de la hutte. En hiver, l’étang peut geler à la surface, mais l’eau reste accessible sous la glace. Les castors sortent alors moins souvent; ils se nourrissent de leur réserve et se reposent dans leur abri. Leur fourrure épaisse les protège du froid, et leur queue leur sert de réserve d’énergie. Au printemps, la fonte des neiges fait parfois monter le niveau de l’eau autour du barrage. Les jeunes restent près des adultes pendant cette saison, même durant les grands froids.

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FrançaisCréé par Isabel avec Coprof.ca · 10 octobre 2026 · v0.2 · b22376f