Compréhension de lecture

La lumière de la rue des Érables

  • Français
  • 5e année
  • 1 section
  • Nouveau programme de français 2026

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Français — 5e année · Compréhension de lecture

La lumière de la rue des Érables

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Le texte
Illustration du texte « La lumière de la rue des Érables »

Le 31 octobre, je rentrais chez moi après avoir aidé ma mère à distribuer des bonbons. Le vent poussait les feuilles mortes contre les clôtures, et les citrouilles éclairées semblaient sourire dans la nuit. En passant devant l’ancienne maison de la rue des Érables, j’ai remarqué une lueur bleue derrière une fenêtre aux rideaux entrouverts. Les voisins disaient qu’elle était vide depuis des années, mais une silhouette venait de traverser la pièce. J’ai appelé mon ami Malik. Il a ri d’abord, puis il a vu la lumière à son tour. Nous avons convenu de revenir après le souper, avec nos lampes de poche.

À neuf heures, nous nous sommes retrouvés devant la maison. Malik portait encore son costume de squelette, mais son sourire avait disparu. La porte d’entrée était entrouverte. Nous aurions pu prévenir un adulte, pourtant nous avons avancé jusqu’au perron, attirés par un bruit régulier, comme une cuillère frappant un verre. Je voulais faire demi-tour, car chaque marche gémissait sous nos pieds; cependant, Malik a posé la main sur la poignée. Une rafale a soufflé derrière nous et la porte s’est refermée. Ce claquement nous a fait sursauter, puis le silence est revenu. Au loin, des enfants riaient encore dans la rue.

Nous avons suivi le bruit jusqu’au bout du corridor. Une porte étroite menait à l’escalier du sous-sol, mais le son venait de l’étage. Sur les marches, j’ai aperçu des traces de boue fraîche et une feuille d’érable collée au mur. Malik a chuchoté qu’un intrus était peut-être entré. Alors, une voix a murmuré notre nom depuis le haut. Nous nous sommes figés. La lumière bleue glissait sous la porte du grenier, et une ombre immense s’est allongée sur le plafond. J’ai serré ma lampe, tandis que Malik cherchait son téléphone. Pourtant, nous avons monté encore quelques marches.

Au grenier, le bruit s’est arrêté. J’ai poussé la porte du bout des doigts; elle a grincé, puis une silhouette s’est dressée devant nous. Malik a reculé, mais j’ai reconnu une voix qui répétait : « Mitaine, où es-tu? » Une femme tenait une lanterne bleue et un vieux panier. C’était Mme Lavoie, qui avait quitté la maison au printemps. Elle nous a expliqué que son chat s’était glissé par une fenêtre du sous-sol pendant qu’elle venait chercher une boîte de photographies. La porte s’était refermée derrière elle, et le chat avait grimpé jusqu’au grenier. Elle semblait surprise de nous voir.

Nous avons allumé nos lampes et fouillé les coins. Derrière une malle, deux yeux brillaient. Mitaine, un chat gris, était coincé entre une caisse et un pot de verre. Sa patte faisait tomber une petite cuillère dans le pot, encore et encore. Mme Lavoie a déplacé la caisse; le chat s’est faufilé dans ses bras en ronronnant. À côté de la malle, elle a retrouvé sa boîte de photographies. Elle l’a serrée contre sa poitrine, puis a souri en regardant le chat. « Tu m’as fait toute une peur », a-t-elle soufflé. La lanterne projetait sur le plafond l’ombre démesurée que nous avions prise pour une créature.

Mme Lavoie nous a remerciés, puis elle est repartie avec Mitaine et son panier. Avant de fermer la porte, elle a éteint la lanterne; pourtant, pendant une seconde, le grenier a gardé une lueur bleue. Nous sommes rentrés sans courir, même si chaque craquement nous faisait tourner la tête. Le lendemain, la maison semblait aussi ordinaire que les autres. Depuis, chaque Halloween, nous entendons parfois trois petits coups contre une vitre. Malik affirme que c’est le vent; moi, je regarde toujours la rue des Érables avant de répondre.

Lis le texte, puis réponds aux questions.

FrançaisCréé par Mme Sandra avec Coprof.ca · 19 octobre 2026 · v0.2 · 3adf654