Compréhension de lecture

Le balai perdu de Grimalda

  • Français
  • 4e année
  • 1 section
  • Nouveau programme de français 2026

Première page en lecture libre. L'abonnement ouvre la suite, l'impression et le téléchargement.

Français — 4e année · Compréhension de lecture

Le balai perdu de Grimalda

Nom
Date
Le texte
Illustration du texte « Le balai perdu de Grimalda »

Au bord du village de Brumeval, la sorcière Grimalda vivait dans une maison penchée, entourée de sapins. Chaque soir, elle posait son balai magique près de la cheminée. Grâce à lui, elle pouvait traverser le ciel et visiter les collines lointaines. Or, un matin, le balai avait disparu. À sa place, Grimalda trouva une plume noire et une trace de poussière argentée qui filait sous la porte. La sorcière sentit un frisson, mais elle enfila son manteau et décida de suivre cette piste mystérieuse. Elle prit une lanterne et ferma sa maison à clé.

La trace descendait vers la forêt, où les branches se rejoignaient comme les doigts d’une immense main. Grimalda avançait prudemment, sa lanterne éclairant les fougères. Soudain, un corbeau aux yeux dorés se posa devant elle. « Ton balai a franchi le ruisseau avant l’aube », croassa-t-il. Il lui indiqua un sentier couvert de feuilles, puis s’envola sans attendre de réponse. Grimalda remarqua que le corbeau gardait une petite clochette rouge à la patte. Elle ne savait pas pourquoi, mais ce détail lui semblait important. Elle continua jusqu’au bruit de l’eau, dans le silence de la forêt.

Au ruisseau, le vieux pont de bois était brisé. De l’autre côté, une lueur bleue tremblait entre les arbres. Grimalda aperçut son balai, posé près d’un rocher, mais l’eau rapide séparait les deux rives. Elle appela son compagnon. Le balai remua légèrement, comme s’il l’avait entendue, puis une rafale le fit rouler vers une grotte. La sorcière hésita : le passage sombre semblait étroit et profond. Pourtant, elle remarqua des empreintes rondes dans la boue, qui menaient jusqu’à l’entrée. Elle suivit ces marques avec prudence, malgré le grondement de l’eau derrière elle.

Dans la grotte, l’air sentait la pierre mouillée. Grimalda leva sa lanterne et découvrit des dizaines de petits tunnels. Une voix faible répétait son nom. Elle reconnut le son d’une clochette : la même que celle du corbeau. Au fond, une famille de chauves-souris s’était emmêlée dans des branches. Le balai était coincé au-dessus d’elles, retenu par des racines. Grimalda comprit que les animaux ne l’avaient pas volé : ils avaient cherché un abri pendant la tempête. Elle posa sa lanterne et réfléchit à un moyen de les aider sans faire de bruit.

Elle ne pouvait pas tirer sur les racines sans faire tomber les branches. Alors, Grimalda sortit de sa poche un ruban solide et l’attacha à une pierre plate. Avec précaution, elle dégagea d’abord les chauves-souris, une par une. Le plus petit animal tremblait; elle le réchauffa dans son manteau jusqu’à ce qu’il déploie ses ailes. Ensuite, elle tira doucement sur le ruban. Les racines cédèrent, et le balai glissa dans ses mains. Une poussière argentée s’éleva autour d’eux. Dans le tunnel, la clochette rouge tinta, bien qu’aucun corbeau ne fût là.

Dehors, l’aube colorait les nuages en rose. Grimalda s’envola vers Brumeval, son balai retrouvé sous elle et les chauves-souris installées dans un panier. À la lisière, le corbeau l’attendait. Il inclina la tête, puis disparut dans le brouillard. La clochette rouge, maintenant accrochée au manche du balai, se mit à briller. Grimalda sourit : elle avait compris que son voyage n’était pas terminé. Une nouvelle trace argentée venait d’apparaître dans le ciel, au-dessus des montagnes. Elle serra son manteau et suivit la lumière, prête à découvrir son prochain secret.

1

Lis le texte, puis réponds aux questions.

FrançaisCréé par Guillaume avec Coprof.ca · 15 octobre 2026 · v0.2 · 4fa2845