Le détour du Mont-Saint-Bruno
Un samedi de la fin d’octobre, Maëlle et son cousin Thomas quittèrent le stationnement du parc national du Mont-Saint-Bruno avant que les nuages couvrent le ciel. Leur tante avait proposé une balade jusqu’au lac des Bouleaux, puis un retour par le sentier du sommet. Les feuilles rouges et jaunes étouffaient presque le chemin. Thomas avançait vite, tandis que Maëlle observait les traces de bottes dans la boue. Au loin, une cloche de vélo tinta, puis le bois redevint silencieux.
Près du lac, une bourrasque fit tourbillonner les feuilles autour de leurs jambes. Thomas aperçut une petite passerelle de bois, mais une branche tombée en barrait l’accès. De l’autre côté, un chien aboyait près d’un sac à dos abandonné. « Quelqu’un a peut-être besoin d’aide », dit Maëlle. Son cousin hésita : le sentier officiel partait dans l’autre direction. Pourtant, ils ne pouvaient pas ignorer l’animal. Maëlle sortit la carte que leur tante leur avait confiée et repéra un chemin qui longeait l’eau.
Ils suivirent le détour, attentifs aux racines glissantes. Le chien, un épagneul trempé, tirait sur sa laisse; celle-ci s’était coincée sous une grosse racine. Thomas s’agenouilla pour la dégager pendant que Maëlle appelait le numéro inscrit sur la médaille. Une voix répondit : le propriétaire cherchait son chien depuis une heure, près du pavillon d’accueil. Quand la laisse fut libre, l’animal se calma. Les cousins restèrent près de lui et indiquèrent au propriétaire leur position sur la carte.
Le propriétaire arriva bientôt, essoufflé, et remercia les jeunes. Il expliqua que son chien avait échappé à son attention lorsque des cyclistes étaient passés. Le ciel s’assombrissait; Maëlle et Thomas reprirent donc le sentier du sommet, sans atteindre le lac comme prévu. En redescendant, ils entendirent de nouveau la cloche de vélo. Cette fois, ils sourirent : le son leur rappelait qu’un détour imprévu peut mener à une rencontre importante. Au stationnement, leur tante les attendait, inquiète mais soulagée.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Où Maëlle et Thomas aperçoivent-ils le chien, et près de quoi se trouve-t-il?
Quel renseignement Maëlle utilise-t-elle pour joindre le propriétaire du chien?
Pourquoi Maëlle choisit-elle de consulter la carte avant de suivre le chien?
Quel choix de Maëlle ou de Thomas te semble le plus important dans cette aventure? Explique ce que tu aurais fait à leur place.
Quel passage du récit trouves-tu le plus réussi? Explique ton jugement en parlant d’un détail qui t’a intéressé ou d’un effet créé par l’auteur.
Dans la phrase « Près du lac, une bourrasque fit tourbillonner les feuilles autour de leurs jambes », que signifie le mot « bourrasque »?
Dans la phrase « Les cousins restèrent près de lui et indiquèrent au propriétaire leur position sur la carte », quel groupe de mots indique qui accomplit les actions « restèrent » et « indiquèrent »? Quelle fonction occupe-t-il?