Le monstre du lac des Laurentides
Dans les Laurentides, près d’un lac bordé de sapins et de bouleaux, une étrange créature apparaît parfois dans les récits des campeurs. On la surnomme le monstre du lac. Son dos large et sombre dépasse de l’eau, puis disparaît sans bruit. À la brunante, deux bosses rondes semblent glisser entre les roseaux.
Le monstre du lac a une allure monstrueuse, mais il ne semble pas agressif. Sa tête a une forme simple : un museau plat, de petites oreilles et des yeux couleur d’ambre. Des algues s’accrochent à son cou épais; son pelage luit comme une pierre mouillée. Il nage lentement, puis plonge vite si un canot approche.
Un matin d’octobre, Maya et Émile observent le rivage avec leur tante. Le guide tient une lanterne près du vieux pont, tandis qu’un hibou se pose sur une branche. Un canot vide flotte à côté d’un amas de feuilles. Leurs bottes restent pourtant bien sèches : les enfants n’ont pas quitté le sentier.
Le monstre préfère les eaux froides, les anses tranquilles et les journées couvertes. Il se nourrit de petits poissons, de plantes aquatiques et d’écrevisses. En hiver, personne ne le voit sous la glace, mais des traces étranges apparaissent parfois dans la neige, près de la rive. Son allure mystérieuse nourrit les histoires autour du feu.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Dans quelle région le monstre apparaît-il dans les récits des campeurs?
Quels détails décrivent la tête du monstre?
Que fait le monstre lorsqu’un canot approche?
De quoi le monstre se nourrit-il?
Pourquoi le monstre plonge-t-il vite lorsqu’un canot approche? Appuie ta réponse sur un indice du texte.
Quelle image du monstre t’a le plus marqué? Explique ce qu’elle te fait imaginer.
Le portrait te permet-il de bien imaginer le monstre? Justifie ton jugement avec un détail précis.
Dans la phrase « Le monstre du lac a une allure monstrueuse, mais il ne semble pas agressif. », repère le nom et l’adjectif qui partagent une partie de leur forme et un lien de sens.
Dans la phrase « Leurs bottes restent pourtant bien sèches : les enfants n’ont pas quitté le sentier. », à qui appartiennent les bottes?