La maison au bout de la rue
Le soir d’Halloween, Malik rentrait seul de chez sa cousine. La pluie faisait briller les trottoirs, et son costume de fantôme collait à ses bras. En passant devant la vieille maison au bout de la rue, il remarqua une citrouille allumée derrière une fenêtre pourtant condamnée depuis des années.
Une lueur vacilla au deuxième étage. Malik s’arrêta. Dans la rue, les enfants riaient en échangeant leurs friandises, mais leurs voix semblaient venir de très loin. Il pensa à une bougie oubliée et s’approcha du portail. Celui-ci grinça sans qu’il le touche. Alors, trois coups résonnèrent derrière la porte.
Malik voulut appeler sa cousine, mais son téléphone n’avait plus de batterie. Sous la porte, une enveloppe glissa jusqu’à ses chaussures. Son prénom était écrit dessus, d’une encre violette. Il l’ouvrit avec précaution. À l’intérieur, il trouva une photo de la maison, prise depuis le trottoir, quelques secondes plus tôt.
Au dos de la photo, quelqu’un avait écrit : « Merci d’être venu. » Malik recula, le cœur battant. La fenêtre s’éteignit. Dans la vitre noire, il aperçut pourtant une silhouette derrière lui. Il se retourna : la rue était vide. Puis, dans sa poche, une friandise tinta doucement, comme si une petite clochette y était cachée.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
D’où Malik rentre-t-il au début du récit?
Que montre la photo trouvée dans l’enveloppe?
Pourquoi Malik s’approche-t-il du portail?
Pourquoi les rires des enfants semblent-ils venir de très loin à Malik?
Que peut laisser entendre le message « Merci d’être venu »? Appuie-toi sur un indice du récit.
Quel effet le récit a-t-il produit sur toi? Explique ce que tu aurais fait à la place de Malik.
Quel passage trouves-tu le plus réussi pour créer du suspense? Justifie ton choix.