Une journée aux couleurs d’automne
Au début d’octobre, Zoé marchait avec son grand-père sur le chemin derrière la maison. La nuit avait été fraîche : une buée légère sortait de leur bouche et l’herbe brillait de rosée. Les érables bordant le sentier portaient des feuilles rouges, orange et jaunes. Zoé ramassa une feuille rouge, puis la glissa dans son carnet de dessin. Son grand-père avançait lentement, un panier vide au bras, en observant les arbres qui semblaient changer de couleur chaque jour.
Au bout du sentier, ils trouvèrent des pommes tombées près d’un vieux pommier. Zoé en choisit trois, sans les abîmer, et son grand-père les déposa dans le panier. Une feuille se posa sur la feuille de dessin de son carnet. « On dirait qu’elle veut aussi faire partie de ton œuvre », plaisanta-t-il. Zoé sourit et ajouta la feuille à son dessin, tout en gardant les pommes pour la collation qu’ils partageraient assis sur une grosse pierre.
Un peu plus loin, le vent se leva et fit tourbillonner les feuilles autour d’eux. Zoé resserra son foulard. Son grand-père lui montra des oiseaux qui volaient vers le sud. « Ils cherchent un endroit plus chaud », expliqua-t-il. La fillette se demanda si les oiseaux étaient tristes de quitter les arbres. Pourtant, ils avançaient en groupe, comme s’ils connaissaient déjà leur chemin. Elle les suivit des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent derrière les nuages.
Quand ils arrivèrent près de la maison, des gouttes commencèrent à tomber. Grand-père ouvrit le cabanon et sortit un râteau. Ensemble, ils rassemblèrent les feuilles mouillées en un grand tas, puis Zoé sauta dedans. Les feuilles craquèrent sous ses bottes, et le vent froid faisait danser les branches. Après quelques sauts, elle aida son grand-père à remplir un sac. Il en garderait quelques-unes pour protéger les plantes du jardin contre le froid des prochaines nuits d’automne.
Avant le souper, Zoé posa son carnet près de la fenêtre. La pluie glissait sur la vitre, et le ciel prenait une couleur grise. Elle regarda son dessin : les deux feuilles semblaient presque voler au-dessus des pommes. Le lendemain, elle voulait montrer sa page à sa cousine, qui aimait les promenades en forêt. Son grand-père accrocha le sac de feuilles près des plantes. Dehors, l’automne poursuivait doucement son travail dans le jardin, malgré le vent du soir.
Lis le texte, puis réponds aux questions.
Que met le grand-père dans le panier?
Nomme deux indices qui montrent que la scène se passe en automne.
Pourquoi le grand-père garde-t-il quelques feuilles dans le sac?
Pourquoi le grand-père plaisante-t-il en disant que la feuille veut faire partie du dessin?
Pourquoi Zoé se demande-t-elle si les oiseaux sont tristes?
Quel moment du récit te donne le plus envie d’être avec Zoé? Explique pourquoi.
Dans la phrase « Une feuille se posa sur la feuille de dessin de son carnet. », que désigne le mot « feuille » chaque fois?
Dans la phrase « Les feuilles craquèrent sous ses bottes, et le vent froid faisait danser les branches. », relève deux mots liés à l’automne et dis s’ils appartiennent à la même famille.