Classe d'accueil et soutien en français
Programme ILSS : intégration linguistique, scolaire et sociale
Le programme des élèves en classe d'accueil ou en soutien à l'apprentissage du français : cinq paliers, pas des années (le palier 1 n'est pas la 1re année).
Savoirs essentiels
491 savoirs·292 visibles
Domaine 01 · 17 savoirs
Compétence 1 · Communiquer oralement en français dans des situations variées
Éléments phonétiques7 savoirs
A. Prononciation
Discrimination et articulation des sons
4. Observer des variations phonétiques selon la situation de communication, le milieu socioprofessionnel et la région d’origine de l’interlocuteur
Exemples : /R/, prononcé différemment à Montréal et en Gaspésie
Enchaînement
9. Reconnaître qu’il existe des liaisons entre les mots et que, dans certains cas, la prononciation de la consonne finale change
Exemples : huit _heures; neuf_vheures
10. Enchaîner correctement des mots dans un énoncé
Élision
12. Appliquer la règle d’élision des voyelles a, e et i lorsque cela est nécessaire
14. Appliquer l’effacement du e muet
15. Reconnaître l’effacement et la transformation de certains sons dans des contextes informels
Exemples : ch’suis pour je suis; y’ont pour ils ont; a’comprend pas pour elle ne comprend pas
B. Prosodie
Accentuation et rythme
3. Accentuer les mots de façon appropriée pour découper des énoncés en groupes rythmiques
Conventions de la communication interpersonnelle1 savoir
B. Conventions de la prise de parole
3. Observer les conventions de la prise de parole en usage au Québec et les comparer avec celles de son pays d’origine
Stratégies de communication orale9 savoirs
A. Stratégies liées à l'écoute et à la compréhension orale
2. Anticiper le contenu du message à partir
c. de ses connaissances antérieures
4. Déterminer l’intention de l’interlocuteur à partir
c. des propos tenus
5. Vérifier sa compréhension des propos entendus
c. demander une clarification à son interlocuteur
B. Stratégies liées à la prise de parole et à l’interaction
1. Respecter les conventions associées à la prise de parole selon la situation de communication
c. s’exprimer au bon moment
3. Utiliser divers moyens pour maintenir l’interaction
b. adapter ses propos en tenant compte
i. des caractéristiques de son interlocuteur
ii. du sujet de la conversation
d. poser des questions à son interlocuteur pour manifester son intérêt
C. Stratégies d’évaluation de la communication orale
1. Faire un retour sur
a. l’ensemble de la situation de communication
b. les stratégies utilisées
Domaine 02 · 17 savoirs
Compétence 2 · Lire des textes variés en français
Préalables à la lecture2 savoirs
A. Lettres de l'alphabet et signes orthographiques
6. Reconnaître l’emploi des accents, du tréma et de la cédille
b. pour distinguer des homonymes
Exemples : ou / où
7. Relever des régularités dans l’utilisation des accents, du tréma et de la cédille
Exemples : le e fermé en début de mot est généralement marqué par un accent aigu; le ç se trouve rarement dans une syllabe initiale
Stratégies de lecture15 savoirs
A. Stratégies de préparation à la lecture
1. Survoler le texte pour en reconnaître la structure, le genre et quelques caractéristiques
b. repérer les intertitres et les différentes sections
2. Faire des prédictions sur le contenu du texte à partir de
b. la structure et des éléments d’organisation du texte
4. Planifier sa manière d’aborder le texte en fonction de son intention de lecture
Exemples : surlignage, annotation avec des mots-clés
B. Stratégies de gestion de la compréhension
3. Se servir de divers indices pour vérifier ses prédictions initiales sur le sens du texte et les réajuster au fur et à mesure
b. des indices d’ordre sémantique
Exemples : sens d’un groupe de mots ou illustrations
c. des indices d’ordre morphologique
Exemples : préfixes, marques du genre et du nombre
d. des indices d’ordre syntaxique
Exemples : ordre des mots dans la phrase
4. Anticiper la suite d’un texte à partir de ce qui précède
5. Dégager des éléments d’information explicites
c. l’idée principale
d. les mots auxquels renvoient les pronoms, les synonymes et les autres termes substituts
e. les liens établis par les marqueurs de relation
f. les éléments d’information éloignés les uns des autres
6. Inférer des éléments d’information implicites à partir
a. de ses connaissances antérieures
b. des repères culturels présents dans le texte
C. Stratégies d’évaluation de sa démarche de lecture
1. Faire un retour sur
a. son intention de lecture
b. les stratégies et les ressources utilisées
Domaine 03 · 18 savoirs
Compétence 3 · Écrire des textes variés en français
Stratégies d'écriture18 savoirs
A. Stratégies de planification
1. Faire appel à ses expériences personnelles et à ses connaissances antérieures pour générer des idées ou du vocabulaire
Exemples : remue-méninges, discussion
2. Préciser son intention d’écriture et avoir à l’esprit le destinataire de son texte
3. Consulter diverses sources d’information
Exemples : pairs, livres, sites Internet
4. Sélectionner l’information pertinente ou les idées à développer
5. Organiser l’information ou ses idées selon un plan ou à l’aide d’un outil
Exemples : constellation de mots, carte conceptuelle, schéma narratif
B. Stratégies de mise en texte
2. Structurer son texte en fonction du genre déterminé
3. Utiliser ses connaissances antérieures et divers outils
a. des connaissances orthographiques, lexicales et grammaticales
Exemples : mots d’un champ lexical
b. des connaissances textuelles
Exemples : structures de texte familières
c. des outils pouvant aider à mieux traduire ses idées
Exemples : dictionnaire
4. Relire la partie rédigée d’un texte pour enchaîner avec la suite ou revenir sur certains passages
5. Intégrer au texte les idées qui surviennent au fur et à mesure ou modifier les idées initiales
C. Stratégies de révision
1. Se demander si ce qui est écrit correspond bien à ce qu’on veut dire
2. Relire son texte plus d’une fois ou le lire à voix haute devant une ou plusieurs personnes pour relever les passages à reformuler
3. Modifier son texte à partir de ses observations et des suggestions qui ont été faites pour l’améliorer
a. sur le plan des idées et de la cohérence
Exemples : organisation des idées, façon de reprendre l’information
b. sur le plan linguistique
Exemples : présence et ordre des constituants dans la phrase, ponctuation
5. Consulter et utiliser les ressources disponibles
Exemples : ouvrages de référence, logiciel de traitement de texte
D. Stratégies d’évaluation de sa démarche d’écriture
1. Faire un retour sur
a. son intention d’écriture
b. les stratégies et les ressources utilisées
Domaine 04 · 44 savoirs
Compétence 4 · S’adapter à la culture de son milieu
Connaissances relatives à la culture scolaire québécoise2 savoirs
7. Utiliser des méthodes de travail préconisées en classe
8. Reconnaître les similitudes et les différences entre la culture scolaire du Québec et celle de son pays d’origine
Connaissances relatives à la société québécoise21 savoirs
A. Population
1. Connaître les caractéristiques de la population du Québec
a. le nombre d’habitants (en 2014, plus de sept millions)
b. la répartition de la population
Exemples : forte concentration dans la vallée du Saint-Laurent
c. les principales villes (Montréal, Laval, Québec, Longueuil)
d. la répartition de la population dans son environnement immédiat
Exemples : quartier densément peuplé dans une municipalité, population dispersée en milieu rural
e. les langues parlées
Exemples : français, langue autochtone, autre langue selon le milieu
f. des métiers et des professions
Exemples : chauffeur d’autobus, mécanicien, producteur maraîcher, infirmier, enseignant
2. Connaître les groupes ou les personnes marquant ou ayant marqué la société québécoise
a. des artistes et des institutions culturelles
Exemples : Félix Leclerc, Céline Dion, Cirque du Soleil
b. des écrivains francophones
Exemples : Gilles Tibo, Dominique Demers, Bryan Perreault
c. des athlètes
Exemples : Bruny Surin, Alexandra Wozniak, Alexandre Despatie
d. des personnes s’étant démarquées par leur engagement social
Exemples : Paul Gérin-Lajoie en éducation, Dr Gilles Julien en pédiatrie sociale, Phyllis Lambert en aménagement urbain
B. Territoire
1. Connaître l’organisation territoriale de son environnement immédiat
c. les types d’habitation
Exemples : duplex, maison unifamiliale, condominium
d. la situation géographique de sa municipalité sur une carte du Québec à l’aide des points cardinaux, l’appartenance à une région, la proximité de grandes villes
e. le lien entre la toponymie locale et des réalités ou des personnalités du présent et du passé
Exemples : rue de la municipalité qui porte le nom d’un ancien maire, installation sportive qui porte le nom d’un athlète local
2. Connaître l’organisation du territoire du Québec
a. des éléments d’aménagement du territoire
Exemples : villes et villages, parcs nationaux, infrastructures de transport telles que les autoroutes, aéroports
b. des éléments naturels qui influencent l’organisation du territoire
Exemples : fleuve Saint-Laurent, végétation, climat hivernal
c. la situation géographique du Québec
Exemples : le Québec est situé dans l’est du Canada
C. Organisation sociale
1. Connaître les services publics
b. des services publics offerts à l’ensemble de la population
Exemples : système de santé, réseau d’écoles publiques
2. Comparer certains aspects de l’organisation sociale
a. de son environnement immédiat à ceux de son pays d’origine
b. du Québec à ceux de son pays d’origine
D. Repères historiques
1. Nommer des faits liés à l’histoire des premiers occupants du territoire
Exemples : organisation de réseaux d’échanges entre les Amérindiens, pratique de la chasse et de la pêche
2. Nommer les grandes étapes du peuplement du Québec
Exemples : fondation des premiers établissements dans la vallée du Saint-Laurent au 17e siècle, arrivée des Loyalistes à la fin du 18e siècle, immigration de plus en plus diversifiée à la fin du 20e siècle
Connaissances relatives à la vie en société11 savoirs
1. Connaître les règles de vie en usage au Québec
a. les règles liées à l’usage du français
Exemples : langue d’usage public, langue d’enseignement pour les enfants d’immigrants, prépondérance dans l’affichage public
b. les règles de vie liées au respect des différences
Exemples : mesures visant à éliminer la discrimination basée sur la couleur de la peau, l’âge ou le sexe
c. les règles de vie liées à la préservation de la qualité de l’environnement
Exemples : mesures visant à réduire la consommation d’eau, utilisation des bacs à ordures et de recyclage
d. les règles de vie liées au monde du travail
Exemples : égalité hommes- femmes dans l’accès à l’emploi, place des femmes dans des postes d’administration
2. Comparer certaines règles de vie en usage au Québec à celles de son pays d’origine
3. Connaître les comportements en usage au Québec
a. des comportements ayant trait aux relations interpersonnelles
Exemples : résolution de conflits, manifestations d’affection en public
b. des comportements ayant trait aux relations avec des représentants d’institutions publiques
Exemples : respect à l’égard d’un enseignant ou d’une infirmière
4. Comparer certains comportements en usage au Québec à ceux de son pays d’origine
5. Connaître les valeurs de la société québécoise
a. des valeurs liées à des règles de vie et à des comportements
Exemples : respect de l’autorité
b. des valeurs liées à des événements civils, populaires, religieux et sportifs
Exemples : fierté d’être francophone exprimée à l’occasion du défilé de la fête nationale
6. Comparer la valeur symbolique accordée à des fêtes et à des événements au Québec à celle dans son pays d’origine
Connaissances relatives aux produits culturels et à leurs moyens de diffusion10 savoirs
1. Connaître des œuvres de créateurs québécois par
a. l’écoute de chansons du répertoire populaire et traditionnel
b. le visionnement d’œuvres cinématographiques
Exemples : films ou extraits de films, documentaires
c. la lecture d’œuvres ou d’extraits d’œuvres littéraires, en version imprimée ou en ligne
Exemples : bandes dessinées, littérature jeunesse, pièces de théâtre, poésie
2. Connaître les médias francophones par
a. l’écoute d’émissions de radio ou le visionnement d’émissions de télévision, en direct ou en ligne
Exemples : émissions destinées aux jeunes et diffusées par Télé-Québec
b. la lecture de magazines en version imprimée ou en ligne
Exemples : Les Explorateurs, J’aime lire, Pomme d’api, Les Débrouillards
c. l’exploration de sites Web
Exemples : ceux de Radio-Canada ou de Télétoon
d. la lecture de journaux en version imprimée ou en ligne
Exemples : Le Monde en marche, un journal local
3. Participer à des événements ou visiter des lieux d’expression artistique
a. un festival
Exemples : Festival international du film pour enfants de Montréal, festival Juste pour rire, Carnaval de Québec
b. une bibliothèque ou une maison de la culture
Exemples : bibliothèque du quartier
c. un musée
Exemples : Musée de la civilisation à Québec, Musée des beaux-arts de Montréal
Domaine 05 · 196 savoirs
Connaissances relatives à l'ensemble des compétences langagières
Lexique33 savoirs
A. Vocabulaire de base
8. Utiliser le vocabulaire lié à ses besoins scolaires
b. le métalangage associé à la grammaire de la phrase et du texte
c. le vocabulaire de base des différentes disciplines scolaires
11. Faire des liens entre des concepts connus dans sa langue maternelle et la façon de les exprimer en français
B. Sens des mots et des expressions
1. Observer qu’un mot peut avoir un ou plusieurs sens propres
Exemples : bureau signifie meuble conçu pour le travail ou pièce aménagée pour le travail
2. Observer qu’un mot peut avoir un sens propre ou encore un ou plusieurs sens figurés
Exemples : tête désigne une partie du corps ou la première place, comme dans la phrase Ce coureur a pris la tête de la course.
3. Reconnaître les différents sens de mots qui se prononcent de la même façon et
a. dont l’orthographe diffère
Exemples : mère, mer et maire
b. qui s’écrivent de façon identique
Exemples : manger une pêche; aller à la pêche; la couleur pêche
4. Observer que, selon le contexte, des mots appartenant à différents registres de langue sont utilisés pour exprimer le même sens
Exemples : dérober [langage soutenu], voler [langage courant], piquer [langage familier]
5. Reconnaître le sens d’une comparaison dans un texte
Exemples : dormir comme un bébé
6. Comprendre le sens d’expressions figées courantes par le contexte plutôt que par le sens de chacun des éléments qui les constituent
Exemples : avoir des fourmis dans les jambes signifie sentir des picotements dans les jambes
7. Observer des similitudes entre des expressions figées du français et de sa langue maternelle ou d’autres langues connues
8. Expliquer dans ses mots, oralement ou par écrit, le sens d’un mot ou d’une expression
Exemples : par des exemples ou une définition simple
9. Utiliser les mots ou les expressions dont le sens est approprié au contexte
C. Relations entre les mots
2. Établir un lien sémantique entre des mots appartenant à la même famille morphologique
Exemples : dent, dentiste et dentifrice
3. Établir un lien entre des mots appartenant à un même champ lexical
Exemples : feuille, page, chapitre, bibliothèque et auteur ont un lien analogique avec le thème évoqué par le mot livre
4. Utiliser des mots appartenant à un même champ lexical dans un message ou un texte
6. Établir un lien entre deux mots de sens contraire
Exemples : chaud et froid sont des antonymes
7. Établir un lien de sens entre des mots selon l’intensité qu’ils expriment
Exemples : chuchoter, murmurer, dire, crier, hurler
8. Découvrir une association habituelle entre des mots
Exemples : des cheveux blonds et non des cheveux jaunes
D. Formation des mots
1. Reconnaître le procédé de formation d’un mot par dérivation
Exemples : défaire est formé du préfixe dé- suivi de la base faire; patinage est formé de la base patin suivie du suffixe -age
2. Connaître le sens de préfixes et de suffixes fréquents
Exemples : dans incapable, le préfixe in- indique la négation; dans doucement, le suffixe -ment indique la manière
3. Reconnaître le procédé de formation d’un mot par composition
Exemples : casse-tête, chronomètre
4. Reconnaître que des mots sont formés par d’autres procédés tels que l’abrègement (ex. : vélo) ou le télescopage (ex. : clavardage)
E. Regroupement des mots dans le dictionnaire
1. Explorer différents types de dictionnaires (imprimés ou électroniques) pour en comprendre la structure et mieux les utiliser
a. un dictionnaire thématique
Exemples : visuel
b. un dictionnaire descriptif
c. d’autres dictionnaires
Exemples : dictionnaire des synonymes, dictionnaire des cooccurrences
2. Observer le classement des mots selon l’ordre alphabétique dans les dictionnaires autres que visuels
3. Observer différents types d’information contenus dans un article de dictionnaire
a. les principales abréviations utilisées
Exemples : adj. pour adjectif; inv. pour invariable
b. la classe de mots et le genre des noms et des pronoms
Exemples : école, n. f.; aimer, v.; elle, pron. pers. f.
c. la forme féminine ou plurielle des mots variables
Exemples : génial, géniaux; celui, celle, ceux
d. la présence d’autant de définitions que le mot a de sens
Exemples : un facteur est un composant de la multiplication ou une personne qui distribue le courrier
4. Utiliser différents types de dictionnaires pour résoudre des problèmes de compréhension ou de production à l’oral et à l’écrit
a. un dictionnaire unilingue français
b. un dictionnaire bilingue (français et langue maternelle ou connue)
Stratégies d’apprentissage16 savoirs
1. Planifier
a. se demander ce qu’il faut faire ainsi que dans quel ordre, avec quelles ressources et comment le faire
b. se fixer des buts à court ou à long terme
2. Gérer ses apprentissages
a. mettre en place les conditions nécessaires pour bien apprendre
b. se concentrer sur des aspects particuliers de la tâche
c. saisir toutes les occasions de pratiquer le français
3. S’autoréguler tout au long de l’accomplissement de la tâche
a. s’interroger sur sa compréhension d’un élément de la tâche
b. vérifier la justesse de sa compréhension auprès de son enseignant ou de ses pairs
c. adapter ses actions en fonction de la tâche
4. Utiliser ses connaissances en français, en langue maternelle ou dans une autre langue
b. pour déduire ou deviner le sens global d’un message ou d’un texte, ou celui d’éléments nouveaux ou inconnus
Exemples : faire appel à sa connaissance du sujet
c. pour faire des liens entre divers éléments linguistiques du français ou d’une langue connue
Exemples : comparer les morphologies verbales
5. Organiser ses nouvelles connaissances pour mieux retenir l’information
b. prendre des notes en consignant l’information pertinente
c. regrouper, ordonner ou classer les connaissances selon des caractéristiques communes
Exemples : établir des champs lexicaux
d. résumer l’information et les idées d’un texte à l’oral ou à l’écrit
6. Réviser les notions apprises à différents moments et de différentes façons pour se familiariser avec elles et pour qu’elles deviennent naturelles et automatiques
7. Recourir à différents moyens et ressources
a. pour gérer ses émotions ou réduire son anxiété
Exemples : s’encourager, se récompenser, respirer lentement
b. pour accomplir des tâches, améliorer sa démarche ou son travail ou encore résoudre un problème
iii. des ressources technologiques
Exemples : Internet, des logiciels, des cédéroms
Connaissances liées au texte oral et au texte écrit41 savoirs
A. Éléments de la situation de communication
1. Reconnaître des éléments de la situation de communication à l’oral et à l’écrit
b. le destinateur (Qui?) et le destinataire (À qui?)
c. l’intention de communication (Pourquoi? Dans quel but?)
d. le support de communication (Par quel moyen?)
e. le contexte (Dans quelles conditions?)
2. Produire un texte ou interagir
b. tenir compte de certaines caractéristiques de son destinataire
Exemples : âge, statut
c. respecter l’intention de communication
d. choisir un support de communication
e. tenir compte du contexte
3. Reconnaître que le registre de langue varie selon les éléments de la situation de communication
Exemples : registre soutenu dans une lettre destinée au directeur de l’école
4. Varier le registre de langue en fonction des éléments de la situation de communication
Exemples : registre familier avec des camarades de son âge
B. Marques d’organisation d’un texte
1. Reconnaître des marques d’organisation d’un texte
c. le titre et les intertitres
d. la disposition graphique
Exemples : paragraphes, refrain, strophes, tableaux
e. la table des matières, l’index et le glossaire
2. Utiliser des marques d’organisation d’un texte
b. des éléments sonores
c. un titre et des intertitres
d. une disposition graphique
C. Genres de textes
2. Observer globalement certains textes courants qui peuvent servir à
c. expliquer
Exemples : article d’encyclopédie ou de journal, reportage, entrevue
d. convaincre ou faire agir
Exemples : règles de vie, message publicitaire, petite annonce, invitation, texte d’opinion
3. Comparer les genres de textes lus à des genres de textes connus dans sa langue maternelle ou une autre langue
4. Produire des textes littéraires ou courants, à l’oral ou à l’écrit, pour raconter, jouer avec les mots et divertir, dire comment faire ou décrire
5. Produire des textes littéraires ou courants, à l’oral ou à l’écrit, pour expliquer et convaincre ou faire agir
D. Structure des textes
1. Reconnaître la structure de certains textes littéraires
b. les cinq temps d’un récit (situation de départ, élément déclencheur, péripéties, dénouement et situation finale)
2. Reconnaître la structure de certains textes courants : l’introduction, le développement et la conclusion
3. Observer l’organisation des idées : paragraphes, refrain, couplets ou strophes
4. Produire un texte oral ou écrit qui contient
b. une situation de départ, un élément déclencheur, des péripéties, un dénouement et une situation finale dans le cas d’un texte littéraire
c. une introduction, un développement et une conclusion dans le cas d’un texte courant
d. des paragraphes, un refrain, des couplets ou des strophes
E. Cohérence des textes
1. Remarquer qu’un texte cohérent est centré sur un même sujet et qu’il contient des phrases reliées entre elles
2. Observer l’organisation et la progression des idées, de l’information ou des événements
3. Produire un texte centré sur un même sujet, dont les idées sont présentées en ordre chronologique et comportant des phrases reliées entre elles
4. Reconnaître des procédés de reprise d’information assurant une continuité d’une phrase à l’autre
b. reprise par un terme générique ou spécifique
Exemples : J’aime les sports. Je joue au soccer tous les jours.
c. reprise par un synonyme
Exemples : Ali a reçu une bicyclette pour son anniversaire. Il est très content de sortir avec son nouveau vélo.
5. Utiliser, dans son texte, des procédés de reprise d’un mot ou d’un groupe de mots
a. un pronom sujet
b. un terme générique ou spécifique
c. un synonyme
6. Observer les liens entre les idées d’un texte à l’aide de marqueurs indiquant
d. la cause
Exemples : parce que, puisque
e. l’opposition
Exemples : mais, par contre
7. Utiliser des marqueurs de relation pour indiquer
b. la séquence
c. le temps
d. la cause
e. l’opposition
Connaissances liées à la phrase106 savoirs
A. Manipulations syntaxiques
1. Connaître des manipulations syntaxiques
a. le remplacement
Exemples : Simon va à l’école. / Il va à l’école.
b. l’effacement
Exemples : Elle est très gentille. / Elle est∅ gentille.
c. le déplacement
Exemples : Cet été, nous irons à la plage. / Nous irons à la plage cet été.
d. l’ajout
Exemples : Il fait beau. / Est-ce qu’il fait beau?
B. Phrase de base
1. Reconnaître une phrase de base à l’aide de ses caractéristiques
b. un ou plusieurs constituants facultatifs : un ou des COMPLÉMENTS DE PHRASE, qui ajoutent à ce qui est exprimé par la phrase
Exemples : Les élèves / regardent un film / ce matin.
c. une phrase déclarative et positive
Exemples : Laurent adore les chats.
2. Reconnaître la forme que prend le SUJET
a. un pronom de conjugaison
Exemples : Je parle. / Nous parlons.
b. un groupe du nom
Exemples : Maria chante. / Les élèves jouent. / Le chien du voisin jappe.
c. un pronom courant autre qu’un pronom de conjugaison
Exemples : Ça fait mal.
3. Reconnaître la forme que prend le PRÉDICAT : un groupe du verbe qui contient le verbe conjugué principal de la phrase
Exemples : Tes parents travaillent. / Anna souhaite aller au cinéma.
4. Reconnaître la forme que prend le COMPLÉMENT DE PHRASE
a. un groupe du nom
Exemples : Nous partons ce soir.
b. un adverbe
Exemples : Il est arrivé hier.
c. une préposition suivie d’un groupe du nom
Exemples : Il étudie dans sa chambre. Il dessine une belle carte pour la fête des Mères.
d. une conjonction suivie d’une phrase
Exemples : Elle n’entend pas parce qu’elle dort.
5. Formuler une phrase de base
a. qui contient un SUJET et un PRÉDICAT
ii. un SUJET constitué d’un groupe du nom avec une expansion
b. qui contient un SUJET, un PRÉDICAT et un ou plusieurs COMPLÉMENTS DE PHRASE
6. Utiliser la phrase de base comme modèle pour comprendre et construire d’autres phrases
7. Comparer les caractéristiques de la phrase de base en français avec celles de la phrase de base dans sa langue maternelle ou une autre langue connue
C. Phrases transformées
Phrase interrogative
2. Reconnaître des structures de phrases interrogatives
d. une phrase dans laquelle le pronom SUJET est placé après le verbe
Exemples : Viens-tu? Où est-il?
3. Formuler une phrase interrogative
c. une phrase qui débute par un mot ou un groupe de mots interrogatif et qui se termine par un point d’interrogation à l’écrit
d. une phrase dans laquelle le pronom SUJET est placé après le verbe
Phrase exclamative
4. Reconnaître une phrase exclamative à l’aide de manipulations syntaxiques et de caractéristiques
a. elle sert à exprimer une émotion, un sentiment ou un jugement
b. elle correspond à une phrase déclarative avec une intonation montante à l’oral
Exemples : Comme il fait beau aujourd’hui!
c. elle débute par un mot exclamatif et se termine toujours par un point d’exclamation à l’écrit
Exemples : Que tu es gentil, mon garçon!
Phrase impérative
5. Reconnaître une phrase impérative à l’aide de manipulations syntaxiques et de caractéristiques
a. elle sert à inciter une ou des personnes à faire quelque chose ou encore à donner un ordre ou un conseil
b. son SUJET est effacé, mais on peut le déterminer en retrouvant la phrase de base initiale
Exemples : ∅ Viens ici. Tu viens ici.
c. son verbe se conjugue seulement à la deuxième personne du singulier ou du pluriel et à la première personne du pluriel
Exemples : Écris ton nom. Sortez par la cour. Sortons en silence.
d. elle se termine parfois par un point d’exclamation plutôt que par un point à l’écrit
Exemples : Calmez-vous!
6. Formuler une phrase impérative avec une intonation généralement descendante à l’oral
Phrase négative
7. Reconnaître une phrase négative à l’aide de manipulations syntaxiques et de caractéristiques
c. elle contient d’autres mots de négation
Exemples : Je ne mange jamais de viande. / Personne ne le sait. / Ne dis rien.
8. Formuler une phrase négative
b. qui contient d’autres mots de négation
E. Ponctuation
4. Reconnaître l’emploi de la virgule
b. pour détacher un COMPLÉMENT DE PHRASE qui n’est pas placé à la fin de celle-ci
Exemples : Demain, les élèves vont aller à la bibliothèque.
5. Utiliser la virgule
a. pour séparer les mots ou groupes de mots dans une énumération
b. pour détacher un COMPLÉMENT DE PHRASE qui n’est pas placé à la fin de celle-ci
6. Comparer la ponctuation d’une phrase en français à celle qui existe dans sa langue maternelle
F. Groupes syntaxiques
Groupe du nom
1. Reconnaître le groupe du nom à l’aide de manipulations syntaxiques et de caractéristiques
b. il a une expansion facultative qui précise le sens du noyau et
i. est constituée d’un adjectif placé avant ou après le nom
Exemples : un beau vélo / un vélo rouge
ii. est constituée d’une préposition suivie d’un groupe du nom
Exemples : le vélo de mon frère
iii. est constituée d’un groupe du nom
Exemples : mon cousin Stefano
iv. peut être effacée
Exemples : [Mon cousin a] un vélo de course. / [Mon cousin a] un vélo ∅.
c. il peut être remplacé par un pronom, de conjugaison ou autre
Exemples : je, elle, lui, les, les miens
2. Utiliser une expansion pour préciser le sens du noyau d’un groupe du nom
a. un adjectif placé avant ou après le nom
b. une préposition suivie d’un groupe du nom
c. un groupe du nom
3. Reconnaître le noyau du groupe du nom comme le donneur d’accord
b. à l’adjectif placé avant ou après le nom
Exemples : une jolie histoire, mes jouets préférés
4. Accorder en genre et en nombre avec le noyau du groupe du nom
b. l’adjectif placé avant ou après le nom
Groupe du verbe
5. Reconnaître un groupe du verbe à l’aide de manipulations syntaxiques et de caractéristiques
a. il a un noyau obligatoire
i. constitué d’un verbe conjugué
Exemples : [Chi Hsang] dort. [Je] chante.
ii. qui ne peut pas être effacé
Exemples : [Noah] observe les étoiles. *[Noah] ∅ les étoiles.
b. il a une expansion généralement obligatoire qui
i. est constituée d’un adjectif ou d’un nom placé après le verbe être
Exemples : [Elles] sont tristes. [Il] est avocat.
ii. est constituée d’un groupe du nom placé après le verbe
Exemples : [Noah] observe les étoiles.
iii. est constituée d’une préposition suivie d’un groupe du nom placé après le verbe
Exemples : [Sammy] téléphone à ses amis. / [Il] travaille pour son oncle.
iv. est constituée d’un pronom comme le, la, lui, les ou leur placé avant le verbe
Exemples : [Ses parents] l’aiment. [Ses parents] lui parlent.
v. est constituée d’un adverbe
Exemples : [J’] habite ici.
vi. ne peut pas être placée hors du groupe du verbe
Exemples : *[Sammy] à ses amis téléphone. *Timide [Mario] est. *[Ses parents] aiment le.
6. Utiliser une expansion pour préciser le sens du noyau d’un groupe du verbe
a. un adjectif ou un nom après le verbe être
b. un groupe du nom placé après le verbe
c. une préposition suivie d’un groupe du nom placé après le verbe
d. un pronom comme le, la, lui, les ou leur placé avant le verbe
7. Reconnaître le noyau du groupe du verbe comme le receveur d’accord
a. en personne et en nombre du SUJET
Exemples : Tu parles. Les oiseaux chantent.
b. en genre et en nombre du SUJET quand il est conjugué à un temps composé avec l’auxiliaire être
Exemples : Elles sont venues.
8. Accorder en personne et en nombre le noyau du groupe du verbe avec le SUJET, soit
a. un pronom de conjugaison
Exemples : Tu parles.
b. le noyau d’un groupe du nom
Exemples : Mon frère joue du piano. / Ces belles pommes du Québec sont délicieuses.
9. Accorder, en genre et en nombre avec le sujet, le participe passé d’un verbe conjugué à un temps composé avec l’auxiliaire être
10. Comparer les caractéristiques des groupes syntaxiques en français avec celles des groupes syntaxiques de sa langue maternelle
G. Classes de mots
Nom
2. Connaître et appliquer des règles de formation
a. du pluriel des noms
ii. l’ajout d’un -x à la forme du singulier
Exemples : un tableau / des tableaux; un bijou / des bijoux; un cheveu / des cheveux
iv. un changement de terminaison
Exemples : un travail / des travaux; un journal / des journaux
b. du féminin des noms désignant un être animé
iii. un changement de terminaison
Exemples : un infirmier / une infirmière; un danseur / une danseuse
iv. une formation particulière pour quelques noms fréquents
Exemples : un garçon / une fille; un copain / une copine; un coq / une poule
Déterminant
4. Reconnaître des déterminants courants de différents types
Exemples : un, la, cette, mon, trois
5. Reconnaître la forme variable selon le genre et le nombre de certains types de déterminants
Exemples : un, une et des; le, la, l’ et les; mon, ma et mes; ce, cette, cet et ces
Adjectif
6. Reconnaître un adjectif à l’aide de manipulations syntaxiques et de caractéristiques
c. il reçoit le genre et le nombre
ii. du pronom avec lequel il est en relation
Exemples : elle est heureuse
7. Connaître et appliquer des règles de formation
a. du pluriel de l’adjectif
ii. l’ajout d’un -x à la forme du singulier
Exemples : nouveau / nouveaux
b. du féminin de l’adjectif
iii. un changement de terminaison
Exemples : nouveau / nouvelle; neuf / neuve
Verbe
10. Reconnaître les deux parties d’un verbe
a. le radical, qui donne le sens du verbe
Exemples : aim- pour le verbe aimer; dor-, dorm- ou dormi- pour le verbe dormir
b. la terminaison, qui indique la personne, le nombre, le temps et le mode du verbe
Exemples : aim-ons, aim-ais, aim-er
11. Connaître les deux types de conjugaison des verbes à l’aide de leurs caractéristiques
a. le premier type de conjugaison, soit les verbes dont l’infinitif se termine en -er :
i. un radical généralement constant
ii. les terminaisons -e, -es et -e au singulier de l’indicatif présent
iii. une terminaison du participe passé en [e] à l’oral, transcrite par é
Exemples : aimé
iv. une terminaison précédée d’un e à l’indicatif futur simple et au conditionnel présent
Exemples : tu parleras, je souhaiterais
b. le deuxième type de conjugaison, soit la plupart des autres verbes
i. généralement plus d’un radical
ii. les terminaisons -s, -s et -t au singulier de l’indicatif présent
iii. une terminaison du participe passé en [i] à l’oral, transcrite par i, is ou it, ou encore en [y] à l’oral, transcrite par u ou û
Exemples : fini, pris, dit, venu, dû
12. Mémoriser des terminaisons verbales associées à des temps simples
a. l’indicatif présent
b. l’indicatif imparfait
c. l’indicatif futur simple et le conditionnel présent
d. l’impératif présent
13. Reconnaître des terminaisons verbales associées à des temps simples
a. le subjonctif présent à l’intérieur de structures fréquentes
Exemples : il faut que, je veux que
b. le passé simple à la troisième personne du singulier et du pluriel
14. Connaître les éléments qui forment un verbe conjugué au futur proche : l’auxiliaire de conjugaison aller à l’indicatif présent et le verbe à l’infinitif, porteur du sens
15. Connaître les éléments qui forment un verbe conjugué au passé composé : l’auxiliaire de conjugaison avoir ou être à l’indicatif présent et le participe passé, porteur du sens
16. Connaître les principaux verbes conjugués avec l’auxiliaire être au passé composé (ex. : naître, partir, tomber, aller) et leurs dérivés (ex. : repartir, retomber, parvenir)
17. Reconnaître qu’un temps de conjugaison peut exprimer une valeur temporelle principale qu’on peut situer sur une ligne du temps : passé, présent, futur
Exemples : pour le passé, je chantais, il a chanté; pour le présent, je chante; pour le futur, je chanterai
Pronom
18. Reconnaître un pronom à l’aide de caractéristiques
a. il remplace un nom ou un groupe du nom
b. il a le même genre, le même nombre et la même personne que le nom ou le noyau du groupe du nom qu’il remplace
19. Connaître les pronoms de conjugaison
b. la personne et le nombre
Exemples : je, première personne du singulier
20. Reconnaître des pronoms courants d’autres types
Exemples : lui, leur, le, te, ça, moi
21. Reconnaître la forme variable de certains pronoms selon la personne, le genre et le nombre
Exemples : je / nous; celui-ci / celle-ci; le mien / les miens
Adverbe
22. Reconnaître un adverbe à l’aide de manipulations syntaxiques et de caractéristiques
a. il modifie généralement le sens d’un verbe, d’un adjectif ou d’un autre adverbe
b. il peut généralement être effacé
Exemples : Jia court vite. / Jia est extrêmement gentille.
c. il peut être remplacé par un autre adverbe
Exemples : Mets le livre ici. / Mets le livre là-bas.
23. Reconnaître le sens exprimé par un adverbe
Exemples : calmement indique la manière; hier indique le temps; très indique le degré; ensuite indique la succession
24. Connaître la principale règle de formation des adverbes en -ment : ajout de -ment à l’adjectif féminin
Exemples : seule -ment; joyeuse -ment
Préposition
25. Reconnaître qu’une préposition est obligatoirement suivie d’un mot ou d’un groupe de mots
Exemples : pour jouer, avec mon ami, sans elle
26. Reconnaître le sens de prépositions fréquentes
Exemples : chez exprime toujours le lieu : chez moi; à exprime le lieu, le temps ou la manière : à Montréal, à cinq heures, à pied
Conjonction
27. Reconnaître une conjonction à l’aide de certaines de ses caractéristiques
a. elle relie des mots, des groupes de mots ou des phrases autonomes en précisant une relation
Exemples : l’addition : les fruits et les légumes; l’alternative : Tu veux du jus de pomme ou du jus de raisin?; l’opposition : Amélie aime le poisson, mais pas la viande.
b. elle introduit un COMPLÉMENT DE PHRASE en précisant une relation
Exemples : le temps : Je partirai quand le jour se lèvera; la cause : Il n’est pas venu parce qu’il est malade
28. Comparer les caractéristiques des classes de mots en français avec celles des classes de mots dans sa langue maternelle ou une autre langue connue
292 savoirs affichés · palier 4 · texte officiel du programme
Les quatre compétences
4 compétences
Les quatre compétences
Les compétences sont ce que le programme prescrit. Trois portent sur la langue, la quatrième sur l'adaptation à la culture du milieu.
Compétence 1 · Communiquer oralement en français dans des situations variées
Attentes de fin de programme
À la fin du programme, l’élève est en mesure de communiquer dans des situations courantes et familières de la vie scolaire, sans toutefois avoir atteint un degré de compréhension et d’expression correspondant à celui d’un locuteur natif de son âge.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au premier cycle en classe ordinaire comprend et produit des messages oraux simples lorsque le sujet lui est familier. Ses réactions verbales et non verbales témoignent de sa compréhension des propos entendus. Même si sa prononciation, sa prosodie et la structure de ses phrases sont encore marquées par sa langue maternelle, il se fait comprendre au cours d’interactions souvent planifiées, à partir d’un répertoire lexical limité. Ses énoncés sont simples et constitués de mots connus, d’expressions figées ou de phrases mémorisées. Avec l’aide de son enseignant, il recourt à quelques stratégies pour participer aux interactions.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au deuxième cycle en classe ordinaire comprend et produit des messages oraux généralement simples lorsque le sujet lui est familier et, dans certains cas, nouveau. Sa prononciation et sa prosodie se rapprochent de celles du français. Son répertoire lexical s’étant élargi, il peut exprimer sa pensée de façon plus précise et prendre part plus activement à des interactions tant spontanées que planifiées. Il produit des énoncés parfois simples, parfois complexes, qui reflètent mieux les structures du français. Il recourt à diverses stratégies pour maintenir les interactions auxquelles il participe.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au troisième cycle en classe ordinaire comprend et produit des messages oraux plus ou moins complexes portant sur une assez grande variété de sujets qui lui sont plus ou moins familiers. Sa connaissance de la prosodie du français et des conventions de la communication interpersonnelle lui permet de comprendre la plupart de ses interlocuteurs et de se faire comprendre d’eux dans le cadre d’interactions diversifiées. Son répertoire lexical est relativement étendu et comprend davantage de mots spécifiques de la langue scolaire. Il produit des énoncés simples et complexes généralement cohérents et bien structurés. Il recourt à diverses stratégies pour maintenir les interactions auxquelles il participe et en initier de nouvelles.
Compétence 2 · Lire des textes variés en français
Attentes de fin de programme
À la fin du programme, l’élève est en mesure de lire des textes littéraires et courants d’une complexité variable sur le plan des idées, de la structure et du vocabulaire, pour répondre à des besoins d’ordre scolaire, personnel et social. Il en saisit le sens sans toutefois avoir atteint un degré de compréhension équivalent à celui d’un locuteur natif de son âge.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au premier cycle en classe ordinaire est capable de lire un texte court, simple et illustré, dont le sujet lui est familier. Il repère les mots et les expressions connus et dégage généralement le sens du texte. Sollicité par l’enseignant, il exprime ses réactions au texte de façon verbale ou non verbale. Pour améliorer sa compréhension et la fluidité de sa lecture, il recourt à certaines stratégies suggérées par l’enseignant.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au deuxième cycle en classe ordinaire peut lire un texte simple de quelques paragraphes traitant d’un sujet qui lui est généralement familier et pouvant faire référence à des concepts et à des repères culturels connus. Il comprend les éléments d’information formulés de façon explicite. Il exprime ses réactions de façon verbale et parfois par écrit en s’appuyant sur ses expériences et ses connaissances. Il recourt aux stratégies apprises pour comprendre le texte.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au troisième cycle en classe ordinaire est à même de lire une variété de textes d’une longueur et d’une complexité variables, dont le sujet lui est plus ou moins familier et dont les concepts et les repères culturels lui sont parfois méconnus. Il comprend les éléments d’information formulés de façon explicite et parfois ceux qui sont implicites. Il exprime ses réactions à l’oral et à l’écrit et peut les expliquer en établissant des liens avec ses connaissances ou avec d’autres textes lus. Il fait appel à des stratégies variées pour mieux gérer sa compréhension.
Compétence 3 · Écrire des textes variés en français
Attentes de fin de programme
À la fin du programme, l’élève est en mesure d’écrire des textes d’une complexité variable à propos de sujets d’intérêt personnel et pour la réalisation de diverses tâches scolaires, avec une précision linguistique appropriée à son groupe d’âge, sans toutefois avoir atteint un degré de maîtrise correspondant à celui d’un locuteur natif.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au premier cycle en classe ordinaire est capable d’écrire de courts textes simples dont le sujet lui est familier et qui présentent généralement des idées liées au sujet traité. En plus de mots d'usage courant, ses textes peuvent contenir des formules toutes faites et des phrases de la langue orale ou reproduisant des modèles qui ont été appris en classe. Il calligraphie lisiblement la majorité des mots appris. Avec le soutien de l’enseignant, il recourt à quelques stratégies pour rédiger son texte.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au deuxième cycle en classe ordinaire peut écrire des textes simples de quelques phrases ou courts paragraphes sur des sujets qui lui sont familiers. Dans ses textes, il tient compte du sujet et présente brièvement certaines idées ou informations dans un ordre généralement logique. Ses phrases sont simples, bien structurées et respectent la ponctuation de base. Il utilise une variété de mots d’usage courant qu’il orthographie correctement la plupart du temps. Il recourt parfois à des stratégies et à des outils de référence pour réviser et corriger son texte.
L’élève en mesure d’effectuer les apprentissages prévus au troisième cycle en classe ordinaire est à même d’écrire une variété de textes d'une longueur et d'une complexité variables et traitant de sujets qui lui sont généralement familiers. Il adapte son texte au destinataire et au contexte, développe certaines de ses idées et les fait progresser entre les phrases et les paragraphes. Son texte comporte des phrases simples et complexes généralement bien structurées. Son répertoire lexical relativement étendu lui permet d’utiliser des mots plus précis ou spécifiques de la langue scolaire. Il fait appel à des stratégies, à des outils de référence et aux technologies à sa disposition pour améliorer ses textes et leur présentation.
Compétence 4 · S’adapter à la culture de son milieu
Attentes de fin de programme
À la fin du programme, l’élève a une compréhension suffisante de la culture scolaire et des valeurs de la société québécoise pour être fonctionnel en classe ordinaire, dans un groupe d’élèves dont le degré de développement cognitif est similaire au sien.
Ayant compris l’organisation de la vie en classe et dans l’école, l’élève est en mesure de participer aux situations courantes du milieu scolaire et d’utiliser les méthodes de travail préconisées. Sa vision de la réalité québécoise se précisant, il peut se situer dans son environnement et relever des repères culturels ainsi que certains aspects de l’organisation sociale au Québec, qu’il met en perspective avec la réalité qu’il a connue antérieurement dans un autre pays. De plus, sa connaissance de certains événements de l’histoire du Québec lui permet de comprendre pourquoi le français est la langue officielle du Québec et la langue d’usage de la majorité de sa population. Les connaissances qu’il a acquises sur sa société d’accueil l’aident à interagir avec des locuteurs francophones et à mieux comprendre les textes abordés à l’oral et à l’écrit.
Les cinq paliers
palier 4
Les cinq paliers
Pour chaque compétence de langue, le ministère décrit à quoi ressemblent les élèves qui ont atteint chaque palier. Voici le palier 4 ; les autres se choisissent en haut de la page. Ces descriptions servent à situer un élève, pas à le classer.
Palier 4 · Communiquer oralement en français dans des situations variées
Dans des situations de communication complexes dont les sujets sont plus ou moins familiers, l’élève comprend et produit des messages comportant des informations explicites et parfois implicites. Au cours de ses interactions, il présente ses idées ou des informations et les explique sommairement en tenant généralement compte de l’intention de communication.
Il produit des énoncés simples ou complexes comportant certaines erreurs qui ne nuisent toutefois pas à la clarté du message. Son vocabulaire est relativement étendu et comprend notamment des mots spécifiques des disciplines scolaires. Il enchaîne les mots et il découpe les énoncés en respectant généralement les groupes rythmiques.
* L’élève utilise des stratégies et différentes ressources. Avec l’aide de l’enseignant, il identifie ses forces et ses faiblesses.
Palier 4 · Lire des textes variés en français
L’élève comprend des textes courants ou littéraires dont le sujet est plus ou moins familier. Ces textes sont constitués de plusieurs paragraphes comportant des phrases complexes et un vocabulaire spécifique des disciplines scolaires.
Il dégage l’idée principale ainsi que certaines informations essentielles et se sert d’indices linguistiques pour déduire le sens du texte. Il regroupe des informations explicites et relève les principaux éléments qui illustrent la progression dans le texte. Il exprime sa réaction au texte en faisant des liens avec différents textes lus, vus ou entendus.
* L’élève utilise des stratégies et différentes ressources. Avec l’aide de l’enseignant, il décrit sa démarche de lecture et identifie ses forces et ses faiblesses.
Palier 4 · Écrire des textes variés en français
L’élève décrit des événements et développe brièvement certaines de ses idées dans des textes de longueur variable, constitués de phrases souvent reliées entre elles et traitant de sujets généralement familiers.
Il organise généralement son texte de manière chronologique ou logique. Il produit des phrases complexes pouvant contenir des erreurs. Il emploie des marqueurs de relation courants et les principaux temps des verbes usuels. Il effectue des accords dans le groupe nominal et parfois dans le groupe verbal. Il emploie des mots précis liés au contexte.
* L’élève utilise des stratégies et différentes ressources. Avec l’aide de l’enseignant, il décrit sa démarche d’écriture et identifie ses forces et ses faiblesses.
Documents officiels
PDF MEQ · 2 documents
Documents officiels
Le programme vient du Programme de formation de l'école québécoise : Intégration linguistique, scolaire et sociale, enseignement primaire (Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, 2014), repris mot pour mot. En cas de doute, c'est le PDF du ministère qui fait foi.
Les descriptions des cinq paliers sont dans un second document : Intégration linguistique, scolaire et sociale : paliers pour l'évaluation du français, enseignement primaire (2014).